Doubs : dans l'objectif des chasseurs d'orage

Ne pas se mettre à l'abri, mais au contraire, sortir pour affronter les éléments et capturer les éclairs pour des clichés exceptionnels : c'est le quotidien des chasseurs d'orage. France 3 a rencontré un couple de Jurassiens qui, depuis quinze ans, vit ensemble cette passion.

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FRANCE 3

On les croyait sages comme un bulletin météo, les voilà qui hurlent comme des loups pour saluer un coup de foudre venu déchirer le ciel. Aurélie et Olivier Ferreux n'ont pas 40 ans. D'un côté, un métier, l'horlogerie ; côté face, la haute tension provoquée par le dérèglement du temps. Une expérience parfois dangereuse. Aurélie et Olivier sont des autodidactes du gros temps. Ils ont appris directement sous les nuages comment progresser sans trop se mouiller. Sur un site, ils suivent en direct les impacts de foudre. Les chasseurs d'orage doivent se replacer sans arrêt.

Regarder les orages autrement

Les deux chasseurs vont trouver une première récompense sur cette butte près d'Arbois, dans le Jura : des éclairs rampants, qui filent entre les nuages sans toucher le sol. Prévoir l'arrivée d'un orage juste au bon endroit, alors que le ciel était bleu le matin même : voilà ce qui anime nos deux chasseurs. Mais pour cela, mieux vaut ne pas compter les kilomètres. La durée d'un coup de foudre est seulement de quelques millièmes de seconde. La foudre peut tomber dans le dos du photographe ou juste à côté. Ce soir-là, après cinq heures de traque, la foudre est tombée en face, à moins d'un kilomètre. Regarder Olivier et Aurélie, c'est regarder les orages autrement. On pourra dire désormais que parfois, c'est vrai, la Terre est bleue comme un orage.

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Le maire de Bolbec évoque un orage \"inouï\", sur sa commune mardi 3 juillet au soir. (Illustration)
Le maire de Bolbec évoque un orage "inouï", sur sa commune mardi 3 juillet au soir. (Illustration) (NICOLAS TUCAT / AFP)