Intempéries : à combien va s'élever la facture ?

La Fédération française des sociétés d'assurances et certains secteurs ont évalué le coût des quatre jours de paralysie due à la neige et au verglas, dans le nord de la France. 

Des camions bloqués, le 13 mars 2013, sur l\'autoroute A1, à hauteur de Roye (Somme). 
Des camions bloqués, le 13 mars 2013, sur l'autoroute A1, à hauteur de Roye (Somme).  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

Vingt-deux départements restent en vigilance orange, mais la situation tend à s'améliorer. Le trafic a peu à peu repris sur l'autoroute A1 et dans les trains, jeudi 14 mars, après quatre jours de paralysie due à la neige et au verglas. Cette période difficile a eu un impact sur l'activité économique. Les premières estimations ont été communiquées jeudi. Francetv info chiffre le coût (salé) de cette vague de froid. 

Les assureurs vont devoir rembourser

Le coût, pour les assureurs, de l'épisode neigeux qui a touché le nord de la France cette semaine pourrait grimper jusqu'à 100 millions d'euros, selon une première estimation communiquée, jeudi, par la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA). Selon la FFSA, quelque 100 000 personnes vont encore solliciter leur compagnie d'assurance après ces chutes de neige. Pour le moment, la FFSA estime à 10 000 le nombre de véhicules endommagés en plus, par rapport à des journées normales, et à 30 000 le surplus d'appels téléphoniques reçus par des plateformes d'assistance. Il s'agit souvent de sinistres bénins, mais d'autres plus importants ont été recensés. C'est le cas de l'effondrement d'un hall d'exposition à Caen (Calvados), par exemple. 

Une facture salée pour les entreprises

Pour Michel Collin, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Caen, le coût de la neige est de "plusieurs dizaines de millions d'euros" soit "presque trois jours d'inactivité" pour les entreprises et les commerces de Basse-Normandie. Il faut dire que dans de nombreuses entreprises, les intempéries ont occasionné absences et retards du personnel, ce qui devrait avoir un impact sur le chiffre d'affaires. Pour certains, comme chez cet ostréiculteur, "c'est le salaire de l'année qui s'en va".

Le secteur routier, très touché

Environ 10% des 600 000 poids lourds du parc français ont été immobilisés par la neige et le verglas. La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) prévoit donc un manque à gagner. Elle envisage une perte de 60 millions d'euros de chiffre d'affaires pour les routiers français. Et il s'agit d'une "estimation basse", à laquelle doivent s'ajouter les coûts de la surconsommation de carburant, de la rémunération des conducteurs, de la désorganisation des entreprises et des conséquences auprès des clients. 

Bientôt des chiffres pour les airs et le rail

Le gestionnaire Aéroports de Paris (ADP) et la SNCF ne sont pas encore en mesure d'évaluer le coût des intempéries. ADP anticipe toutefois un impact sur ses "résultats de trafic du mois de mars publiés en avril", a fait savoir un porte-parole. Du côté des compagnies, à Air France et KLM, l'évaluation est en cours. Mais comme le note Europe1.fr, les remboursements risquent de coûter cher à Air France et à la SNCF. Selon la radio, Air France devrait rembourser tous les vols annulés ou ayant subi un retard de plus de cinq heures. La facture sera connue dans les prochaines semaines.