Les niveaux des nappes phréatiques sont "peu satisfaisants", de possibles "problèmes" cet été

Selon le dernier bulletin du Bureau de recherches géologiques et minières, 59% des nappes se situaient à un niveau "modérément bas à bas", ce qui pourrait engendrer des restrictions d'eau pendant l'été.

Un homme fait une prise d\'échantillon dans une nappe phréatique à Bergerac (Dordogne), le 7 octobre 2014.
Un homme fait une prise d'échantillon dans une nappe phréatique à Bergerac (Dordogne), le 7 octobre 2014. (MAXPPP)

De nombreuses nappes phréatiques affichent des niveaux "peu satisfaisants" et "inférieurs" à ceux de l'an dernier, selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Ce dernier évoque des "problèmes" attendus dans certaines régions pendant l'été, attendu comme plus chaud que la normale.

Le manque de précipitations pendant la période hivernale n'a pas permis la recharge habituelle des nappes qui ont commencé à se vider logiquement au printemps. Les précipitations du mois de mai dans certaines régions ont ralenti le processus mais, malgré tout, au 1er juin, 59% des nappes se situaient à un niveau "modérément bas à bas", selon le dernier bulletin du BRGM publié mardi 18 juin.

"C'est beaucoup moins bien que l'année dernière"

Les niveaux de certains aquifères (sud de l'Alsace, Bourgogne, amont du Rhône) sont même "proches des minima enregistrés pour un mois de mai". Ce sont les "secteurs à problèmes attendus pour l'été", a commenté lors d'une conférence de presse l'hydrogéologue Laurence Gourcy. De manière générale, "c'est beaucoup moins bien que l'année dernière" où la situation était globalement satisfaisante à la fin de l'hiver, "mais plus favorable qu'en 2017 où il y avait eu énormément de restrictions d'eau", a-t-elle ajouté.

L'année 2018 ayant déjà été marquée par une sécheresse qui avait frappé le Nord du continent européen, les agriculteurs s'inquiètent depuis quelques mois d'un risque d'un nouvel épisode pour cet été.

D'autant que, selon un communiqué publié par Météo-France la semaine dernière, des conditions anticycloniques devraient dominer sur la France et une grande partie de l'Europe, avec des températures supérieures aux normales saisonnières. Mais aucun scénario ne se dégage pour les précipitations, tempérait le service météorologique.