Intempéries meurtrières : l'urbanisation mise en cause sur la Côte d'Azur

A-t-on autorisé des permis de construire dans des périmètres dangereux ? Le profit a-t-il pris le pas sur la gestion des risques ? Le point avec France 2.

FRANCE 2

Comment expliquer la catastrophe qui a touché le Sud-Est samedi 3 octobre ? À la base, il y a bien sûr un phénomène climatique exceptionnel avec des précipitations violentes et localisées. Mais aujourd'hui de nombreuses voix soulignent la responsabilité de l'Homme. Pour beaucoup, l'urbanisation excessive de la Côte d'Azur a de toute évidence aggravé les conséquences des pluies diluviennes.

"Forte vulnérabilité"

"Sur Cannes, on a 30% de la commune en zone inondable. Sur le secteur de Mandelieu, c'est 19% et pour Biot - l'une des communes les plus touchées - 22%", explique Christine Voiron-Canicio, professeure des universités à Nice. Les deux rivières qui ont débordé, la Siagne dans le secteur de Mandelieu, et la Brague près de Biot, sont aujourd'hui en pleine zone urbaine. Pour la professeure, "on a une forte vulnérabilité liée à la présence de résidences et donc liée à l'urbanisation".

Les scientifiques donnent l'alerte depuis des années. Les habitants veulent aujourd'hui comprendre pourquoi on a continué à urbaniser malgré les avertissements.

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Des voitures encastrées les unes sur les autres à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), le 4 septembre 2015, après les inondations.
Des voitures encastrées les unes sur les autres à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), le 4 septembre 2015, après les inondations. (BORIS HORVAT / AFP)