Intempéries meurtrières : l'urbanisation est-elle en cause ?

Elle a rendu les sols imperméables. Il y a 40 ans encore la terre aurait pu absorber cette quantité d'eau.

FRANCE 3
Comment expliquer que les dégâts provoqués par les intempéries du 3 octobre soient si importants ? Depuis les années 70, la Côte d'Azur ne cesse de s'urbaniser, de se bétonner. Il n'y a plus d'agriculture, plus de champs pour absorber les pluies. Or dans la nuit de samedi à dimanche, il est tombé du ciel bien plus qu'en un mois. 178 mm à Mandelieu et 195 mm à Cannes alors que la moyenne mensuelle est de 110 mm.

Un modèle économique menacé

Résultat, l'eau des rivières dévalant du relief montagneux s'est déversée sur une zone urbaine imperméabilisée et en partie construite en zone inondable. "30% de la commune de Cannes est en zone inondable, sur le secteur de Mandelieu 19%, pour Biot, l'une des communes les plus durement touchées 22%", explique Christine Voiron-Canicio, géographe CNRS Nice.  
 
Depuis 20 ans, des plans de prévention des risques imposent des règles strictes aux nouvelles constructions pour éviter ces catastrophes. Mais ces plans sont-ils toujours respectés ? L'interrogation demeure. Il est encore trop tôt pour estimer le coût des dégâts, mais le modèle économique de la Cote-D'Azur est visiblement menacé.

 

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Un homme se fraye un chemin dans les rues inondées de Biot, le 4 octobre 2015, dans les Alpes-Maritimes. 
Un homme se fraye un chemin dans les rues inondées de Biot, le 4 octobre 2015, dans les Alpes-Maritimes.  (ERIC GAILLARD / REUTERS)