Intempéries : l'urbanisation, un facteur aggravant ?

Certains estiment que l'urbanisation excessive, mal pensée, a empêché les fortes précipitations d'être absorbées par les sols. 

FRANCE 3

Samedi, la Côte d'Azur a été littéralement balayée en moins de deux heures. 110 mm, ce sont les précipitations moyennes enregistrées sur la zone, un niveau pulvérisé samedi soir. 178 mm ont été enregistrés à Mandelieu, 195 à Cannes. La Riviera est submergée. Incapable d'absorber la pluie en raison notamment de l'hyperurbanisation.

"C'est une région avec une zone urbanisée qui est très dense, en bordure de relief en plus, donc tout ce qui tombe un petit peu derrière sur les zones en relief vient s'accumuler rapidement dans les plaines donc en bord de mer. Tout ça accumulé peut en effet rendre la situation beaucoup plus préoccupante en peu de temps", explique Emmanuel Wesolek, prévisionniste à l'Observatoire français des orages,

Côte de référence

Cannes s'est retrouvée sous les eaux, pourtant certaines habitations en bord de mer ont bien résisté. Depuis 20 ans, des plans de prévention des risques imposent des mesures strictes aux nouvelles constructions. "On a une côte de référence des dernières grosses inondations qui ont eu lieu dans chaque ville du département et on doit respecter cette côte de référence pour le niveau zéro et l'accès au sous-sol", explique Dyna Shafik, architecte.

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Une rue de Cannes (Alpes-Maritimes) endommagée après les inondations le 4 octobre 2015.
Une rue de Cannes (Alpes-Maritimes) endommagée après les inondations le 4 octobre 2015. (PATRICK CLEMENTE / AFP)