Intempéries : les établissements scolaires rouvrent mercredi dans l'Aude

Douze personnes ont été tuées et deux personnes sont toujours portées disparues, selon les chiffres officiels. Le département a été rétrogradé en vigilance orange, mardi.

Une voiture encastrée dans un mur, le 16 octobre 2018, à Trèbes (Aude).
Une voiture encastrée dans un mur, le 16 octobre 2018, à Trèbes (Aude). (ERIC CABANIS / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Fin de la vigilance rouge. Le département de l'Aude, frappé par des intempéries qui ont fait au moins douze morts, a été rétrogradé en vigilance orange aux crues et aux inondations par Météo France, mardi 16 octobre, en milieu d'après-midi. Suivez la situation en direct avec franceinfo.

Réouverture des écoles. Les autorités annoncent que les établissements scolaires vont rouvrir mercredi 17 octobre. La liste est disponible sur la page Facebook de la préfecture de l'Aude.

500 clients toujours sans courant. Selon Enedis, 300 clients n'avaient toujours pas retrouvé l'électricité mardi en fin de journée. Ils étaient 200 dans le même cas dans l'Hérault. 

L'Aude toujours sous surveillance. "Sur les basses plaines de l'Aude, les niveaux sont très élevés, et des débordements majeurs sont en cours et vont perdurer au moins jusqu'en matinée de mardi", indique Vigicrues dans son bulletin publié à 6 heures.

Au moins douze morts. Le dernier bilan des autorités, donné à la mi-journée par la préfecture de l'Aude, fait état d'au moins onze victimes. Neuf blessés sont aussi à déplorer, et deux personnes sont encore portées disparues.

Fin de l'alerte en Haute-Corse. Un temps placé en vigilance orange pour "pluie-inondation", le département était de retour en jaune, mardi soir.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #AUDE

23h21 : "On prend trop de temps dans les procédures administratives. Il faut étudier la solidité d'un pont, il faut étudier en aval si on n'a pas un enjeu sur les poissons, en amont si on n'a pas un enjeu sur les papillons. Et pendant ce temps on prend l'eau ! Voilà le problème !", explique Alain Péréa, député de l'Aude.

23h19 : Des millions d'euros anti-inondations n'ont toujours pas été investis. L'État a débloqué 49 millions d'euros en trois ans, rien que pour le département de l'Aude. Mais 48% seulement ont été utilisés : plus de la moitié, 52%, dort encore dans les coffres.

(FRANCE 2)

21h46 : Le bilan est revu à la hausse. La préfecture fait état de treize morts et de 68 blessés.

21h33 : Le nouveau ministre de l'Intérieur Christophe Castaner annonce des aides d'urgence en faveur des sinistrés les plus touchés par les inondations dans l'Aude qui ont fait au moins douze morts. "Le gouvernement mobilisera les moyens d'intervention sociale pour que chaque adulte, chaque enfant soient aidés financièrement dans les heures qui viennent : 300 euros par adulte, 100 euros par enfant", assure-t-il.

18h45 : Il y a certains enfants qui n'ont pas dormi chez eux et ont leur dit école demain ! Non mais c'est n'importe quoi la gestion dans l'Aude !

18h45 : Rouvrir les écoles à peine deux-trois jours avant les vacances, une blague !

18h45 : C'est n'importe quoi. Certaines communes de l'Aude sont encore sous les eaux, certains habitants sous le choc, et on rouvre les écoles...

18h45 : Les établissements scolaires du département vont rouvrir demain. Une mesure largement critiquée dans les commentaires.

19h06 : La préfecture annonce que les établissements scolaires vont rouvrir demain. La liste est disponible sur la page Facebook de la préfecture. Notons que cette annonce ne concerne pas les écoles situées dans les communes les plus touchées (comme Trèbes) qui, elles, ne rouvrent pas.



(PREFECTURE DE L'AUDE / FACEBOOK)

16h40 : Notre journaliste Clément Parrot est lui aussi à Trèbes. Il accompagne des sinistrés de retour chez eux pour constater les dégâts, à l'instar de Raphaël et Sophie, restés accrochés pendant quatre heures aux fenêtres de leur appartement.

16h39 : "Maintenant, à chaque fois qu’il va pleuvoir, on va trembler."


Mathieu Mondoloni est allé à la rencontre, pour franceinfo, des sinistrés de l'Aude, qui ont passé la nuit dans le Dojo, un gymnase de Trèbes. son reportage est à écouter ici.


Patrice, l\'un des sinistrés accueilli au Dojo de Trèbes.
(MATTHIEU MONDOLONI / RADIO FRANCE)

16h38 : La vigilance rouge est levée dans l'Aude. Le département reste en alerte orange pour crue et inondation.

16h38 : Notre journaliste Clément Parrot est toujours sur place, à Trèbes. Comme il l'indique sur Twitter, photos à l'appui, les dégâts sont immenses et la reconstruction s'annonce longue.

16h38 : Stéphane Casati, responsable des opérations à la Croix-Rouge française, affirme sur France Bleu Occitanie s'attendre à une "tâche importante" dans l'Aude. L'ONG lance un appel aux dons. Vous pouvez adresser un don à la Croix-Rouge via son site internet ou par La Poste à l'adresse suivante : Croix-Rouge Française - Inondations France 75 678 Paris Cedex 14.

16h38 : Le bilan des intempéries dans l'Aude est de nouveau révisé à la hausse, avec 12 morts, neuf blessés et au moins deux disparus, selon la préfecture de l'Aude.

11h44 : Un lourd bilan et des critiques naissantes. "Il y a une fragilité au niveau de la vigilance orange", a jugé le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Frédéric de Lanouvelle. Mais l'ampleur de l'événement était difficilement prévisible, se défend Météo France. Le décryptage est à lire ici.

10h56 : Les inondations ont touché plus de 70 communes indique le préfet du département Alain Thirion, mais plus d'une centaine devraient être recensées au terme de l'inventaire.

"On est en train de faire l'inventaire précis puisqu'on va engager la procédure de catastrophe naturelle. A ce stade, plus de 70 communes sont touchées. Mais quand on aura fait le bilan, on aura dépassé les 100/120 communes avec des gradations dans les dégâts", a-t-il expliqué.

10h56 : Il pleut à nouveau à Trèbes, rapporte notre journaliste sur place. Il recueille les témoignages des habitants, victimes de ces terribles inondations.

10h02 : Emmanuel Macron ne se rendra pas dans l'Aude aujourd'hui, annonce l'Elysée ce matin.

09h27 : Clément Parrot est à Trèbes pour franceinfo. Il a notamment rencontré des militaires envoyés sur place.

09h18 : Le député des Républicains Guillaume Larrivé demande la création "d'une mission d'information de l'Assemblée nationale" après les inondations meurtrières de l'Aude. Il était l'invité de RFI ce matin.

09h12 : Je vous invite à lire, ou relire, nos témoignages recueillis hier sur cet hôpital.

09h04 : "Les ascenseurs sont toujours non fonctionnels ce matin", a expliqué la ministre, ajoutant qu'un "certain nombre d'interventions ont dû être déprogrammées". "Nous allons regarder ce qu'il est possible de faire pour que cela ne survienne plus car des ascenseurs hors service dans un hôpital aujourd'hui, ça me pose un énorme problème."

09h02 : "Le Centre hospitalier de Carcassonne a été très gravement touché par les inondations" explique, ce mardi matin sur franceinfo, la ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn. Elle évoque "une défaillance technique des locaux".

08h59 : Les habitants de Trèbes sont profondément marqués par les trombes d'eau tombées dans la nuit de dimanche à lundi, comme en témoigne cette réaction recueillie par notre reporter sur place Clément Parrot.

08h11 : "On voit bien que nous sommes sur un système d'alerte totalement dépassé ! Je demande au gouvernement qu'on modernise."

Sur Fance 2, l'élu du parti Les Républicains estime notamment que "l'Etat s'est trop déchargé sur les communes et les collectivités sous la période de François Hollande".

08h07 : "On ne sait rien, sauf que les gens ont tout perdu". A Trèbes, malgré la solidarité, la colère s'exprime après les inondations meurtrières. "Vu la quantité d'eau qui venait dans les rues, qui est montée, les vitres explosées, les murs, les clôtures cassées, ce n'est pas normal, affirme un habitant. Quelque chose s'est passé en amont. On ne sait rien sauf que les gens ont tout perdu."

07h58 : Les 3 personnes disparues sont des habitants de Villegailhenc, Villalier (au nord de Carcassonne) et Puichéric (plus à l'est).