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Aude : le maire de Villegailhenc regrette les "délais un peu longs" de certains assureurs

Après les intempéries qui ont touché de plein fouet sa commune, y faisant trois morts, le maire de Villegailhenc (Aude) estime que les délais de certains assureurs soient "un peu longs".

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Radio France
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Le principal pont de Villegailhenc brisé sous la force de l'eau, mardi 16 octobre 2018. (VANESSA MARGUET / FRANCE-BLEU OCCITANIE)

"Je regrette le comportement de certaines compagnies d'assurances dont les délais sont un peu longs", a dénoncé vendredi 19 octobre sur France Bleu Occitanie, Michel Proust, maire de Villegailhenc, commune où trois personnes ont été tuées dans les inondations qui ont frappées dans l'Aude.

Michel Proust dit attendre du président de la République qui doit se rendre lundi dans l'Aude qu'il fasse "pression sur les assureurs parce que ce n'est plus tolérable, on ne peut pas attendre 15 jours pour voir si la machine à laver a été inondée".

Quelle est l'urgence quatre jours après les inondations, qui ont fortement frappé votre commune ?

L'urgence c'était le déblaiement des gravats, des objets, car dans deux tiers de la commune, il n'y a plus de rez-de-chaussée dans les logements. Le pont étant effondré, nous n'avons plus qu'un axe pour rentrer sur le village et en sortir. C'est une petite rue de 3,5 mètres. C'est donc important de dégager tout le village pour pouvoir passer à la deuxième phase de nettoyage des maisons, de manière à estimer les dégâts des bâtiments. Il y a déjà eu un arrêté de mise en péril pour une maison et je crois qu'il va y en avoir d'autres. Il y a des fissures qui commencent à apparaître sur les maisons.

Y a-t-il eu une grande solidarité envers le village de Vilgailhenc ?

La solidarité, c'est quelque chose d'énorme, impensable. Dès les premiers jours, les services de l'État ont fait leur travail, idem pour les pompiers. Il y a des bénévoles qui arrivent de partout. On a plus de cent appels par jour de gens qui veulent nous apporter des choses. Il y a du matériel, des produits de première nécessité qui arrivent. Beaucoup ont beaucoup perdu. Les assurances vont bien sûr intervenir.

Vous êtes en colère contre certains assureurs. Pourquoi ?

Je regrette le comportement de certaines compagnies d'assurance dont les délais sont un peu longs. Elles veulent regarder les voitures. On a plus de 100 voitures qui sont parties dans la rivière et les assurances veulent que l'expert vienne avant de faire enlever ces véhicules. C'est inadmissible ! Moi je dois dégager le village. Les réfrigérateurs, les machines à laver c'est pareil. Heureusement, il y a l'arrêté de catastrophe naturelle qui a été mise en place. J'espère que dans cette deuxième phase, les habitants auront des relations plus faciles avec les assureurs et surtout des fonds débloqués parce qu'on ne pourra pas tenir. J'attends du Président et du gouvernement qu'ils fassent pression sur les assureurs parce que ce n'est plus tolérable. On ne peut pas attendre 15 jours pour voir si la machine à laver a été inondée.

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