Guadeloupe : ce que l'on sait des inondations qui ont fait au moins deux morts

Des pluies torrentielles se sont abattues sur les îles de la région, provoquant d'importants dégâts ainsi que la mort de deux automobilistes, piégés dans leur voiture.

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Une voiture coincée dans un fossé inondé, dans la commune du Gosier (Guadeloupe), le 30 avril 2022. (CEDRICK ISHAM CALVADOS / AFP)

L'alerte rouge est levée en Guadeloupe. Dimanche 1er mai au matin, le niveau d'alerte "Pluie et orages" est repassé au vert, a annoncé Météo France, après un important épisode orageux la veille. Plusieurs axes routiers ont été coupés par ces pluies diluviennes, qui ont aussi provoqué des coupures d'électricité. Le bilan humain de ces intempéries s'établit pour l'instant à deux morts et une personne disparue. Franceinfo fait le point sur la situation dans l'archipel.

Deux automobilistes retrouvés morts

La préfecture de Guadeloupe a confirmé samedi la mort accidentelle de deux automobilistes, vraisemblablement surpris par les eaux dans leur voiture. Comme l'a rapporté Guadeloupe La 1ère, un homme de 50 ans a été retrouvé mort dans son véhicule samedi matin au Gosier, non loin de Pointe-à-Pitre. Quelques heures plus tard, un sexagénaire a été retrouvé inconscient dans sa voiture immergée dans un canal de la commune des Abymes, toujours sur l'île de Grande-Terre. Malgré leurs efforts, les pompiers n'ont pas réussi à le réanimer.

En Guadeloupe, les services de secours ont notamment porté assistance à des automobilistes coincés dans leurs véhicules samedi 30 avril. (GESSY BLANQUET / GUADELOUPE LA 1ERE)

Les services de secours de l'île sont toujours à la recherche d'un homme de 30 ans, porté disparu depuis samedi matin. Selon des témoins interrogés par La 1ère, il serait tombé à l'eau alors qu'il se trouvait non loin d'un canal dans le secteur de Bas-du-Fort, au Gosier. 

Des pluies diluviennes pendant 24 heures

Au centre de l'archipel, plus de 30 centimètres de précipitations ont été relevés en l'espace de 24 heures. Soit plus de 300 litres par mètre carré, précise Météo France sur son site, qui décrit un épisode "intense et exceptionnel". Par endroit, les cumuls ont largement dépassé ceux enregistrés lors du passage du cyclone Lenny, en novembre 1999, souligne l'organisme.

Plusieurs axes routiers se sont retrouvés submergés par les flots. Sur les réseaux sociaux, des habitants des zones les plus touchées ont partagé leur stupéfaction devant l'ampleur des inondations. Comme sur l'avenue Patrick Saint-Eloi, qui dessert notamment le Centre de ressources d'expertise et de performance sportive (Creps) Antilles-Guyane. 

Au total, "80 pompiers ont été engagés au cours de l'après-midi" samedi, selon la préfecture, "afin de porter assistance aux sinistrés et effectuer des reconnaissances". Les autorités ont par ailleurs annoncé que la zone de Pointe-à-Pitre a été la plus durement touchée par les intempéries.

Des secteurs toujours sinistrés

Dans son dernier point de situation, publié samedi à 18 heures (heure locale, minuit heure de Paris), la préfecture de Guadeloupe annonçait que des techniciens étaient toujours à pied d'œuvre pour rétablir la distribution d'électricité. Des "difficultés importantes" ont également été signalées sur deux grands axes routiers de l'île, alors que le niveau de l'eau terminait de décroître dimanche matin. Les autorités ont aussi alerté la population sur le risque d'éboulements, accru par les fortes pluies. 

Parallèlement aux opérations de secours, l'aide alimentaire et médicale s'organise depuis samedi midi. Des denrées et des biens de première nécessité ont été distribués aux foyers les plus touchés par ces intempéries. Très exposée aux tempêtes tropicales, la Guadeloupe connaît chaque année une saison cyclonique, qui s'étend généralement de juin à novembre. Dimanche matin, les averses orageuses se sont évacuées comme prévu vers le nord des Antilles.

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