Foudre, éclairs et grêle : à la recherche du plus beau cliché avec un chasseur d'orages

Yannick Devesvre, un Lyonnais de 29 ans passionné d'orages, sillonne le monde pour prendre les plus beaux clichés. 

Photographie d\'un orage le 23 mars 2016
Photographie d'un orage le 23 mars 2016 (Yannick Devesvre Photographe Chasseur d'orages)

Après les chaleurs étouffantes, peut-être bientôt la foudre. Mardi 7 août, Météo France a placé 60 départements en vigilance orange dont 39 pour les orages. Le phénomène devrait durer au moins jusqu'à jeudi selon le dernier bulletin. Si certains craignent le tonnerre, les fortes pluies ou les grêlons, d'autres, amateurs de photographies, n'attendent que ça pour sortir leur matériel et prendre les plus beaux clichés. On les appelle les chasseurs d'orages. Une communauté dont les membres actifs sont environ 200 sur internet et dont fait partie Yannick Devesvre.

Je suis attiré par ces phénomènes. J'essaie de les comprendre et de les photographier, un peu partout dans le monde.Yannick Devesvreà franceinfo

Ce Lyonnais de 29 ans accumule les clichés d'orages, de ciels déchirés par un éclair nocturne, de tornades ou encore de cumulonimbus rougeâtres. "Même tout petit, je me rappelle, j'ai des souvenirs, j'essayais de comprendre le ciel, le déplacement des nuages. Jusqu'à mes 8 ans, j'ai eu peur de l'orage, et après j'ai eu le déclic", raconte ce passionné

Un orage dans la Loire au mois de juillet 2018.
Un orage dans la Loire au mois de juillet 2018. (Yannick Devesvre Photographe Chasseur d'orages)

Une passion qui n'est pas sans risque

En France, mais aussi en Croatie, en Italie du Nord, ou en Amérique centrale, le photographe amateur passe tout son temps libre à courir après les éclairs. Pour son plaisir personnel ainsi que pour celui des 7 000 personnes qui le suivent sur sa page Facebook. Yannick Devesvre revient à peine des États-Unis, au paradis des chasseurs d'orages. "On a vu des orages deux ou trois fois plus puissants que ceux de France, c'est la folie ! Les lumières, la foudre, les structures orageuses, la tornade, les rafales de vent, les tempêtes de sable, la grêle ... On a tout eu, c'était phénoménal !" dit-il. Mais pour obtenir la photo parfaite, il faut parfois braver les éléments et s'exposer à des risques conséquents. Yannick a un souvenir un peu traumatisant en tête.

Il y a quelques années dans la Drôme, la foudre est tombée 10 mètres derrière moi. J'ai reçu une énorme chaleur, et ça m'a projetéYannick Devesvre

Pas de quoi dissuader le Lyonnais pour autant. Pour les prochains jours et les orages à venir, il compte partir en excursion dans le Rhône, et même s'aventurer un peu plus loin vers la Saône-et-Loire ou encore l'Allier.