Cet article date de plus de quatre ans.

Y a-t-il des oiseaux piégés dans l'ouragan Matthew ?

Des météorologues pensent avoir repéré des oiseaux dans l'œil de l'ouragan, où voler est plus aisé pour eux qu'autour du cyclone.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Image satellite de l'ouragan Matthew, le long de la côte Atlantique de la Floride (Etats-Unis), le 7 octobre 2016. (NOAA-NASA GOES PROJECT / AFP)

Pris au piège de la tornade. Des météorologues pensent avoir repéré des oiseaux dans l'œil de l'ouragan Matthew, qui a dévasté Haïti avant de se diriger vers la Floride. Ces volatiles "ont été détectés sur des images radars de l'ouragan, qui approchait de Daytona Beach et Cap Canaveral", en Floride, vendredi 7 octobre au matin, explique Mashable (en anglais).

Sur Twitter, plusieurs météorologues précisent que ces oiseaux sont visibles sous forme de taches sur les images satellites.

Oiseaux marins et migrateurs

"Nous ne savons pas de quelles espèces il s'agit, mais c'est probablement un mélange d'oiseaux marins et d'oiseaux migrateurs", explique au Daily Mail (en anglais) le docteur Martin Fowlie, porte-parole de la Royal Society for the Protection of Birds, à Londres. Selon lui, plusieurs espèces d'oiseaux migrent en cette saison depuis le Canada pour passer l'hiver dans les Caraïbes et au Mexique.

En 2011, l'ornithologue Kenn Kaufman expliquait sur le site de l'organisation environnementale Audubon (en anglais) que "les oiseaux peuvent entrer par la queue de la spirale de l'ouragan et atteindre son œil", pour ensuite se laisser porter dans cette zone calme du cyclone plutôt que de lutter contre les forts vents qui l'entourent.

"Les oiseaux marins qui n'auront pas été épuisés d'avoir volé si longtemps sans nourriture retrouveront probablement leur chemin jusqu'aux côtes, ils ont un très bon sens de la navigation", expliquait encore Kenn Kaufmann. Mais les migrateurs, dont certains sont plus petits et plus fragiles, pourraient ne pas y survivre.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.