Ouragan Irma : seules 5% des constructions de Saint-Martin complètement détruites

Selon l'association Architectes de l'urgence, le passage de l'ouragan Irma à Saint-Martin a détruit "environ 5% des constructions", en raison du "non-respect des normes paracycloniques".

L\'île de Saint-Martin après le passage de l\'ouragan Irma, le 19 septembre 2017.
L'île de Saint-Martin après le passage de l'ouragan Irma, le 19 septembre 2017. (HELENE VALENZUELA / AFP)

Seuls 5% des bâtiments ont été détruits par l'ouragan Irma à Saint-Martin, selon un premier bilan publié mercredi 20 septembre par les Architectes de l'urgence. L'association note "un écart important entre les déclarations catastrophistes initiales (le président du conseil territorial a annoncé 95% de destruction) et la réalité".

Ce message catastrophiste a "contribué à créer une demande supplémentaire d'évacuation en urgence" et a nui "à la crédibilité des autorités", dénoncent les Architectes de l'urgence.

Les dommages seraient "liés au non-respect des normes paracycloniques"

En réalité, "environ 5% des constructions sont détruites ou complètement inutilisables sans la mise en œuvre de travaux très importants", estime l'association, qui évoque des "dommages liés au non-respect des normes paracycloniques", des constructions dans des zones inondables, et "des défaillances dans le contrôle des opérations de construction et dans l'entretien de certains bâtiments publics".

L'association critique la communication de crise. "L'absence de radio pouvant émettre sur la totalité de l'île ou la non utilisation de voitures haut-parleurs" a "laissé s'installer des rumeurs qui sont devenues des informations avérées" parce qu'elles ont été "reprises à distance par les médias", accusent les Architectes de l'urgence.

Enfin, "l'État a mis en place des moyens humains et matériels conséquents", selon l'association. Il aurait néanmoins été judicieux de prévoir une évacuation préventive "deux jours avant le passage" de l'ouragan, notent les Architectes de l'urgence, qui appellent maintenant à reconstruire en respectant les normes et en "incluant des espaces refuges en béton armé dans les constructions légère".