Ouragan Irma : à Saint-Martin, "c'était dantesque, l'île est dévastée", témoigne une institutrice bretonne

Anne Conan, jeune institutrice bretonne, est installée depuis un mois sur l'île de Saint-Martin qui a été frappée, mercredi, par l'ouragan Irma. Elle raconte son passage à France Bleu Breizh-Izel.

Des bâteaux et voitures après le passage de l\'ouragan Irma, à Saint-Martin, le 6 septembre 2017.
Des bâteaux et voitures après le passage de l'ouragan Irma, à Saint-Martin, le 6 septembre 2017. (SOCIAL MEDIA / X04130)

"C'était dantesque. L'île est dévastée", témoigne Anne Conan, une jeune institutrice bretonne, auprès de France Bleu Breizh-Izel, après le passage de l'ouragan Irma, mercredi 6 septembre. Sur l'île de Saint-Martin, les habitants découvrent les dégâts considérables. 

>>> Suivre la situation en direct

Originaire de Saint-Nicolas du Pélem dans les Côtes d'Armor, la jeune femme est installée à Saint-Martin depuis un mois. "Mon appartement a tenu", se rassure-t-elle. "Les murs en béton tremblaient. Le placo se lézarde. L'eau a transpercé la porte mais elle a tenue. On n'a plus d'eau, ni d'électricité, ni radio, ni internet. Donc zéro infos", raconte l'institutrice.

Le vent a poussé ma voiture contre le mur près duquel elle était garéeAnne Conan
jeune institutrice bretonne
installée à Saint-Martin
à France Bleu Breizh-Izel

Le passage de l'ouragan a provoqué un bruit "infernal", raconte Anne Conan. Chez certains de ses voisins, l'ouragan s'est engouffré : "La porte d'entrée a été défoncée et les baies vitrées ont explosé, des toits sont arrachés." La jeune institutrice bretonne relate encore que, malgré l'ouragan, "les vaches broutent paisiblement, mais le hangar a volé à 400 mètres, et les tôles volent vers nous"

Anne Conan ne déplore aucun blessé dans son quartier et espère que les abris mis à disposition des personnes évacuées ont tenu. "Je me sens plus que jamais Saint-Martinoise", affirme-t-elle. "On se retrousse les manches en partageant quelques verres pour tenir le coup et décompresser. On s'entraide", constate celle arrivée il y a un mois sur l'île.