Quand l'Arctique fond à vitesse grand V

2012 est classée parmi les 10 années les plus chaudes selon l'Organisation météorologique mondiale. Dans son bilan annuel publié ce jeudi, l'organisation onusienne confirme le rythme soutenu du changement climatique à cause de nos émissions de gaz à effet de serre. L'OMM s'alarme en particulier de la fonte des glaces en Arctique. Une fonte qui ne devrait pas s'arranger et qui inquiète les ONG environnementales.

(Maxppp)

L'étude de l'OMM dresse la liste des
modifications liées au réchauffement climatique, en particulier après les records de chaleur enregistrés en 2012. Et la "fonte record "
de la banquise de l'Arctique est le premier constat alarmant. "Le chiffre
de cette année représente une diminution de 49% par rapport à la moyenne des
minima pour la période 1979-2000
", indique l'OMM.

Mais l'étude n'en reste pas là, ces
records de chaleur ont également d'autres effets non négligeables. La calotte
glaciaire du Groenland a également "très fortement fondu début juillet ",
atteignant "97%" à la mi-juillet, et il s'agit "de la fonte la
plus importante depuis le début des observations satellites, il y a 34 ans
".

"Bien d'autres
phénomènes extrêmes se sont produits en 2012, comme des sécheresses et des
cyclones tropicaux. La variabilité naturelle du climat a toujours donné lieu à
ces extrêmes, mais les caractéristiques physiques de ces phénomènes météorologiques
et climatiques résultent de plus en plus du changement climatique
",
souligne l'étude de l'OMM.