L'été 2018 est le deuxième le plus chaud enregistré par Météo France, derrière celui de 2003

En moyenne sur la saison et sur la France, la température a été supérieure à la normale de près de 2 °C.

Une rivière à sec, à Louplande (Sarthe), le 22 août 2018.
Une rivière à sec, à Louplande (Sarthe), le 22 août 2018. (JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP)

L'été 2018 se classe au deuxième rang des étés les plus chauds en France, derrière celui de 2003, annonce Météo France mardi 28 août. "En moyenne sur la saison et sur la France, la température a été supérieure à la normale, de près de 2 °C, (...) loin derrière 2003 (plus 3,2 °C)", précise l'agence de météorologie, en comparant avec les mesures depuis 1959. Ces mesures concernent l'été météorologique, soit la période allant du 1er juin au 31 août.

Cet été a également été marqué "par une vague de chaleur qui a concerné l'ensemble du pays du 24 juillet au 8 août". "Malgré quelques rafraîchissements ponctuels principalement en juin et en août, les températures sont généralement restées supérieures aux normales, notamment sur un large quart nord-est où elles ont souvent été 2 à 3 °C au-dessus des normales", indique Météo France.

Une pluviométrie "légèrement déficitaire"

De la région parisienne aux Hauts-de-France, "l'écart à la [température] normale en 2018 a été plus proche de celui de 2003, avec seulement quelques dixièmes de degrés d’écart". "On a relevé plus de 30 °C durant 26 jours à Paris-Montsouris cet été et durant 21 jours en 2003, détaille Météo France. De même à Lille-Lesquin (Nord), les maximales ont dépassé 30 °C durant 15 jours cet été et 11 jours en 2003."

En termes de précipitations, le bilan est plus "contrasté""Les précipitations
de cet été ont été excédentaires sur l'est de la Bretagne et les Pays de la Loire, le sud de l'Aquitaine et de Midi-Pyrénées ainsi que sur les régions méditerranéennes, explique l'agence de météorologie. Elles ont en revanche été déficitaires des côtes normandes aux frontières du Nord et du Nord-Est ainsi que sur le centre du pays." "En moyenne, sur la France et sur la saison, la pluviométrie est à ce jour légèrement déficitaire", conclut Météo France.