Intempéries dans le Gard : "C'est la géographie, la nature qui sont responsables", pour l'hygrologue Vazken Andreassian

L'hygrologue de l'Institut national pour la recherche en agriculture estime qu'il est impossible de lier un événement particulier comme les intempéries survenues ce mardi dans le Gard au réchauffement climatique.

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Radio France
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Des chevaux dans un champ inondé, le 14 septembre 2021 à Aimargues (Gard). (SYLVAIN THOMAS / AFP)

"C'est la géographie, la nature qui sont responsables" des fortes pluies qui ont touché le Gard, explique l'hydrologue de l'INRAE (Institut national pour la recherche en agriculture, alimentation et environnement) Vazken Andreassian mardi 14 septembre sur franceinfo.

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"Il pleut ainsi depuis toujours, c'est une région qui est connue pour ses excès pluviométriques."

Vazken Andreassian

à franceinfo

"Le Mont Aigoual [1 565 m] arrête pas mal de ces précipitations. C'est le mont des eaux. Les Cévennes c'est le pays où en septembre, octobre et en novembre il peut y avoir des pluies diluviennes."

Ces pluies sont dues au fait "que la Méditerranée soit encore chaude et que même si le contrefort sud du Massif-Central n'est pas très élevé, cela suffit à bloquer des mouvements atmosphériques. Et en les faisant monter un peu vous refroidissez une masse d'air chaude et humide et l'eau se condense et il pleut. Dans certains cas les pluies restent bloquées sur une zone pour des raisons topographiques et on peut atteindre des quantités de pluie tout à fait extraordinaires, 200 millimètres en quelques heures."

"Je suis convaincu de l'effet du réchauffement climatique mais ce n'est pas en jetant une fois des dés que vous comprenez si les dés sont truqués ou pas."

Vazken Andreassian

à franceinfo

Il ne faut pas tout expliquer avec le réchauffement climatique, a insisté Vazken Andreassian. "Avant tout c'est la géographie. On ne peut pas crier au réchauffement climatique avec un évènement."

La région est connue pour ces excès pluviométriques et donc c'est normal pour la saison, a rappelé Vazken Andreassian. "C'est ce qui arrive depuis toujours, le XXe siècle est plein de ces évènements, mais ensuite il faut quand même réfléchir et se dire que si on bat des records c'est que les choses sont encore plus extrêmes qu'elles ne l'ont été."

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