Des entreprises françaises s'engagent à investir 73 milliards d'euros pour le climat

Elles comptent investir dans les énergies renouvelables, les technologies bas carbone et les pratiques agricoles durables, annonce le Medef.

Ouverture de la Rencontre des entrepreneurs de France, nouvelle université d\'été du Medef, à l\'hippodrome de Longchamp, le 28 août 2019.
Ouverture de la Rencontre des entrepreneurs de France, nouvelle université d'été du Medef, à l'hippodrome de Longchamp, le 28 août 2019. (ERIC PIERMONT / AFP)

Investissement dans les énergies renouvelables, les technologies bas carbone, les pratiques agricoles durables… Quelque 55 entreprises françaises ont transmis aux Medef des prévisions d'investissement pour le climat, à hauteur de 73 milliards d'euros sur la période allant de 2020 à 2023, a annoncé l'organisation patronale, jeudi 29 août, dans un communiqué, en marge de la Rencontre des entrepreneurs de France, son université d'été. Au total, une centaine d'entreprises, représentant plus de 1 650 milliards d'euros de chiffre d'affaires et 6 millions d'emplois dans le monde, ont réaffirmé "la nécessité de changer collectivement de cap en accélérant l'innovation et la recherche-développement".

En décembre 2017, 91 entreprises avaient déjà pris des objectifs de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre en signant le "French Business Climate Pledge" (engagement des entreprises françaises pour le climat). Ils ont été dépassés en deux ans, assure le Medef. Leurs investissements verts ont ainsi atteint 68 milliards d'euros en 2017 et 2018, alors que l'objectif initial était d'atteindre 60 milliards sur la période courant jusqu'en 2020.

"Le marché a longtemps ignoré les atteintes à l'environnement", a reconnu la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, estimant que dorénavant, "opposer transition écologique et efficacité économique serait stérile et contre-productif". Le président de la fondation Solar Impulse, Bertrand Piccard, a pour sa part souhaité que "les autorités et le monde politique accompagnent le mouvement" vers une croissance plus qualitative et moins quantitative, dans lequel, selon lui, certaines entreprises sont aujourd'hui en pointe. "Il faut rendre obligatoire les mesures que prennent les pionniers spontanément", a-t-il aussi plaidé à l'intention des pouvoirs publics.