Le Parlement adopte définitivement la loi sur la transition énergétique

Ce texte traduit notamment la promesse de François Hollande de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique à l'horizon 2025.

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) est photographiée le 18 mars 2014. 
La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) est photographiée le 18 mars 2014.  (SEBASTIEN BOZON / AFP)
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A moins de six mois de la Conférence climat de Paris, le Parlement français a adopté définitivement, mercredi 22 juillet, la loi sur la transition énergétique, par un dernier vote de l'Assemblée. Ce texte, porté par la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, traduit notamment la promesse de François Hollande de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique française à l'horizon 2025.

La loi prévoit aussi que la capacité du parc nucléaire français soit désormais plafonnée à 63,2 gigawatts, soit la puissance actuelle des 58 réacteurs (19 centrales) qu'il comprend. Ce plafond signifie qu'EDF ne pourra pas mettre en service de nouveaux réacteurs sans en arrêter d'autres. Cela ouvre donc la voie à la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) - autre promesse présidentielle - lorsque l'EPR de Flamanville (Manche) entrera en service.

Des débats agités au Sénat et à l'Assemblée

Les débats au Parlement n'ont pas été sans remous. Par deux fois, le Sénat a tenté de supprimer le calendrier voulu par le gouvernement sur la réduction de la part du nucléaire. Et les oppositions restent fortes, après l'adoption du texte. "Nous étions d'accord pour envisager une réduction du nucléaire mais pas en dix ans, c'est irréalisable", juge Julien Aubert, député Les Républicains et vice-président de la commission spéciale de l'Assemblée nationale pour l'examen du projet de loi.