Bill Gates enrôle Etats et investisseurs privés pour doper le financement des énergies propres

Barack Obama, François Hollande et Bill Gates ont dévoilé les grandes lignes de leur initiative, "Mission innovation", destinée à mobiliser de larges investissements pour remplacer les énergies polluantes.

Le cofondateur de Microsoft et philanthrope Bill Gates, lors d\'une réunion organisée à New York (Etats-Unis), le 27 septembre 2015.
Le cofondateur de Microsoft et philanthrope Bill Gates, lors d'une réunion organisée à New York (Etats-Unis), le 27 septembre 2015. (JOSHUA LOTT / AFP)

Comment rassembler suffisamment d'argent pour financer les énergies propres de demain ? C'est tout l'enjeu de l'initiative présentée par François Hollande, Barack Obama et Bill Gates, lundi 30 novembre, au premier jour de la COP21. Cette intervention commune doit mobiliser à la fois des investissements publics et privés, afin de développer de nouvelles technologies moins polluantes, puis de les commercialiser à grande échelle.

Une vingtaine d'Etats – dont la France et les Etats-Unis – s'engagent à doubler sur cinq ans le budget alloué à la recherche et développement dans ce domaine, en vertu d'une initiative baptisée "Mission innovation. En France, par exemple,"ces investissements complémentaires se concentreront sur les énergies renouvelables et leur stockage, les technologies de captage et stockage de CO2, et les innovations permettant une meilleure maîtrise des usages et de la demande énergétique", indiquait un communiqué de l'Elysée.

Un groupe d'investisseurs privés, parmi lesquels Bill Gates et Mark Zuckerberg

"Dans le secteur énergétique il faut être patients car tous les projets n'aboutiront pas. Il faut être là pour le long terme", a déclaré le cofondateur de Microsoft, Bill Gates. Le philanthrope a réuni de son côté un groupe de 27 investisseurs privés comptant parmi les plus grandes fortunes au monde, au sein du fond Breakthrough Energy Coalition.

Les Américains Mark Zuckerberg (Facebook) et Jeff Bezos (Amazon), le Chinois Jack Ma (Alibaba), l'Indien Ratan Tata (Tata Group) ou encore le Sud-Africain Patrice Motsepe (African Rainbow Minerals) figurent notamment parmi les investisseurs réunis par le cofondateur de Microsoft. Tous s'engagent à favoriser l'essor de ces énergies propres via "un apport sans précédent de capitaux privés dans les pays qui ont rejoint l'initiative".