COP21 : garde à vue prolongée pour neuf personnes, après les heurts en marge du rassemblement à Paris

Les policiers avaient procédé dimanche à 341 interpellations, dont 317 s'étaient soldées par des gardes à vue.

\"Plusieurs dizaines d\'individus cagoulés et masqués\", ont visé les forces de l\'ordre, dimanche 30 novembre 2015, place de la République, à Paris.
"Plusieurs dizaines d'individus cagoulés et masqués", ont visé les forces de l'ordre, dimanche 30 novembre 2015, place de la République, à Paris. (MUSTAFA SEVGI / ANADOLU AGENCY / AFP)

Neuf personnes ont vu leur garde à vue prolongée lundi 30 novembre, au lendemain de leur interpellation lors d'un rassemblement émaillé de violences à Paris, en marge de la manifestation destinée à faire pression sur les dirigeants réunis à la conférence internationale sur le climat (COP21).

Les personnes dont les gardes à vue ont été levées restent susceptibles d'être poursuivies pour participation à une manifestation non autorisée. Les policiers avaient procédé à 341 interpellations, dont 317 s'étaient soldées par des gardes à vue. L'une d'entre elles avait été rapidement levée pour raison médicale.

>> Suivez en direct la journée d'ouverture de la COP21

Des échauffourées ont éclaté dimanche après-midi entre "plusieurs dizaines d'individus cagoulés et masqués", selon le ministre de l'Intérieur, et les forces de l'ordre sur la place de la République. Ces groupes ont jeté des projectiles sur les policiers, qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes avant de charger.

"Une dizaine de policiers a été blessée légèrement sur cette manifestation à République", a précisé lundi après-midi Johanna Primevert, porte-parole de la préfecture de police de Paris. "Nous avons eu affaire à quatre, cinq groupes de 30 personnes particulièrement bien organisées, vêtues de noir et qui jetaient des projectiles (...), des boulons, des pierres, des boules de pétanque, des panneaux de chantier, mais également des bougies prises sur le mémorial des victimes des attentats."

FRANCE 2

"Aucun amalgame ne saurait être fait entre des manifestants de bonne foi et ces groupes qui n'ont toujours eu qu'un seul dessein : profiter de rassemblements responsables et légitimes pour commettre des violences inacceptables", avait affirmé dimanche Bernard Cazeneuve. Dans le cadre de l'état d'urgence, les manifestations sont interdites à Paris et dans plusieurs villes de France jusqu'au 12 décembre.