Climat : près de trois jeunes sur quatre sceptiques quant au succès de la COP21

L'institut Odoxa s'est penchée sur le regard que portent des jeunes Français, âgés de 15 à 30 ans, sur la conférence climat, qui doit débuter à Paris le 30 novembre.

Un homme tient une pancarte \"Réussir la COP21 est vital\" lors du village des alternatives organisé sur la place de la République, le 26 septembre 2015, à Paris. 
Un homme tient une pancarte "Réussir la COP21 est vital" lors du village des alternatives organisé sur la place de la République, le 26 septembre 2015, à Paris.  (YANN KORBI / CITIZENSIDE / AFP)

Pessimisme ou lucidité ? Près de trois jeunes sur quatre (71%) sont convaincus que la conférence mondiale sur le climat, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre à Paris, ne parviendra pas à atteindre ses objectifs, indique un sondage* Odoxa dévoilé mardi 29 septembre. Lors de cette COP21, les Etats vont tenter de sceller un accord pour limiter le réchauffement planétaire en deçà de 2°C. 

Si les sondés, âgés de 15 à 30 ans, semblent s'intéresser à cette conférence, l'acronyme COP21 ne dit toutefois rien à une majorité de sondés. Ainsi, 67% d'entre eux n'en ont "pas du tout" entendu parler et 20% savent "vaguement de quoi il s'agit". Seuls 13% le savent "précisément".

Pour six jeunes sur dix, on peut encore "éviter le pire"

Le sondage montre également que peu de jeunes font confiance aux Etats pour faire face aux enjeux du réchauffement : 22% seulement estiment qu'ils sont "à la hauteur des événements en matière de réchauffement climatique". Ils plébiscitent plutôt les associations et les ONG, jugées "à la hauteur" par 53% d'entre eux, avant les citoyens et les entreprises.

Une majorité de jeunes sondés (66%) pensent que "nous pouvons encore éviter le pire" en matière climatique. Pour 21%, "il est déjà trop tard, on ne peut plus éviter" un réchauffement de grande ampleur. Enfin, une faible minorité (7%) pense que l'impact du changement climatique "restera acceptable et supportable", quand 5% ne voient pas de liens avec les activités humaines.

Parmi les solutions jugées les plus efficaces pour limiter l'emballement du thermomètre, trois recueillent plus de 30% des adhésions : "Forcer les entreprises à diminuer leurs émissions de CO2 sous peine de sanctions" (39%), "changer totalement notre mode de vie et prôner la décroissance" (34%) et "encourager le développement rapide" des nouvelles technologies liées à l'environnement (32%).

*Sondage réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1 001 Français âgés de 15 à 30 ans interrogés par internet entre les 7 et 11 septembre.