À Paris, Extinction Rebellion "passe à la désobéissance civile" pour interpeller le prochain gouvernement

Depuis samedi, plusieurs centaines de militants d'Extinction Rebellion se relaient sur les Grands Boulevards, à Paris, pour interpeller le prochain gouvernement sur les enjeux climatiques des prochaines années. 

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Radio France
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Des militants d'Extinction Rebellion sur les Grands Boulevards, à Paris, le 16 avril 2022. (JULIEN DE ROSA / AFP)

Des guitares en fond sonore, des toiles de tentes sur la chaussée et des militants assis sous le soleil. Depuis le samedi 16 avril, plusieurs centaines de personnes occupent, à Paris, une partie de la chaussée des Grands Boulevards, sur les 2e et 10e arrondissements. Une action de "désobéissance civile non violente" coordonnée par l'organisation Extinction Rebellion.

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Leur objectif : attirer l’attention sur les enjeux climatiques après le nouveau signal d’alarme tiré par les experts du GIEC, et alors que la question du climat leur semble être le parent pauvre de cette campagne d'entre-deux-tours. Ils sont pour ça rassemblés depuis deux jours au milieu de un axe extrêmement passant et commerçant de la capitale.

Des militants d'Extinction Rebellion occupent une partie de la chaussée Porte Saint-Denis dans le 10e arrondissement de Paris, le 18 avril 2022. (ALAIN GASTAL / FRANCE INFO)

Au programme de ce lundi, cours de yoga pour les volontaires. "Ça fait vraiment du bien de détendre tous ses muscles et d'apprécier l'ambiance dans toute cette agitation bienheureuse", explique une militante présente. Et le but des personnes présentes ici, c'est bien de mettre la pression sur le prochain gouvernement. 

"Les manifestations et pétitions c'est utile, mais vu l'urgence face à la question climatique, il faut passer à un stade supérieur. Passer à la désobéissance civile non violente pour interpeller nos dirigeants."

un militant

à franceinfo

La plupart des personnes mobilisées sont jeunes, très organisées, très motivées mais aussi très angoissées par le futur. C'est le cas de Clément, venu de Lille. "Ce qui m'inquiète, c'est le risque de famine", explique-t-il. "Au bout d'un moment, s'il n'y a plus de nourriture pour tout le monde, on ne peut pas l'inventer, et ça, c'est une de mes angoisses récurentes qui fait que parfois on ne ferme plus l'œil de la nuit", ajoute Clément.

Parmi les passants qui regardent le spectacle, un certain nombre sont d’accord, comme cet habitant : " Faisons des efforts, nous, les plus riches du monde, qui permettent justement de régler ce problème. Sachant qu'on a eu une COP21, et depuis on attend." D’autres en revanche ronchonnent un peu : "Je suis pour le climat, mais qu'ils fassent autrement, qu'ils n'embêtent qui passent et qui travaillent". Les militants eux, devraient en principe évacuer les lieux dans la soirée de lundi 18 avril.

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