Climat : "Les pays du sud sont totalement dans l'impasse" avec leurs dettes, déplore le porte-parole d'Attac France

Des militants climat, les mains collées aux portes, ont bloqué ce lundi pendant quelques heures l'entrée des locaux parisiens du Fonds monétaire international (FMI), pour réclamer l'annulation de la dette des pays du Sud.

Article rédigé par
Radio France
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Les activistes climat bloquent l'entrée des locaux parisiens du Fonds monétaire international, à Paris, lundi 27 juin 2022. (THOMAS COEX / AFP)

"Les pays du sud sont totalement dans l'impasse", déplore ce lundi 27 juin sur franceinfo le porte-parole d'Attac France, Julien Rivoire, alors que des militants d'Attac, d'Extinction Rebellion, et de Youth for Climate ont bloqué ce lundi matin l'entrée du FMI (Fonds Monétaire International) à Paris. Ces quelques dizaines de militants réclament l'annulation des dettes des pays du sud pour faire face à la crise climatique. Cette action a été organisée en marge du sommet du G7 qui se déroule en Allemagne.

"Il y a un enjeu majeur à soutenir et à aider ces pays pour qu'ils puissent s'adapter aux conséquences du dérèglement climatique", affirme Julien Rivoire. "La dette des pays du sud représente moins de 5 % de la dette mondiale, c'est une dette dérisoire par rapport aux dettes colossales des pays les plus riches, c'est pour cela que l'annulation serait tout à fait possible'", pointe le porte-parole d'Attac France.

"Au-delà du montant, cette dette rentre dans un système très profitable aux pays du nord et à leurs multinationales qui mettent les pays endettés sous la coupe des créanciers qui conditionnent l'octroi de nouveaux prêts et des remboursements à la mise en place d'un agenda néolibéral", dénonce-t-il. "C'est le FMI avec ces plans d'ajustements structurels qui a conduit des pays à devoir renoncer à des services publics, à privatiser l'accès à l'eau, etc", assure le militant.

Un soutien en trompe-l'oeil

Le porte-parole d'ATTAC voit aussi "une forme d'arnaque" dans les promesses d'aide des pays riches aux pays pauvres, comme le "Fonds vert" lancé en 2015 à la COP21 afin de financer l'adaptation au changement climatique dans les pays les moins avancés économiquement. "Derrière ce Fonds verts se cache pour les trois quart des nouveaux prêts, un conditionnement à une logique de rentabilité", regrette-t-il. "Ce n’est pas un réel soutien".

Pour Julien Rivoire, les pays du sud sont "totalement dans l'impasse". "Il y a un système international qui conduit à les contraindre à la fois via un système de dette pérenne et à subir la plupart des effets du chaos climatique".

Le servicemétéo
évolue  et s’enrichit

découvrir les nouveautés

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.