Climat : 80 pays se disent prêts à revoir leurs engagements à la hausse

L'accord de Paris signé en 2015 prévoyait que les 197 pays signataires annoncent de nouveaux efforts d'ici 2020. "Nous devons accroître notre ambition de façon radicale", selon l'ONU.

Des participants à la \"grève mondiale pour le futur\" tiennent une planète gonflable dans leurs mains, le 24 mai 2019, à Stockholm (Suède).
Des participants à la "grève mondiale pour le futur" tiennent une planète gonflable dans leurs mains, le 24 mai 2019, à Stockholm (Suède). (JONATHAN NACKSTRAND / AFP)

Environ 80 pays sont prêts à relever leurs engagements de réduction d'émissions de carbone dans le cadre de l'accord de Paris sur le climat, a déclaré, mardi 28 mai, l'émissaire de l'ONU pour le climat, Luis Alfonso de Alba. "Mais cela ne signifie pas qu'ils veuillent le faire à l'échelle dont nous avons besoin", a-t-il tempéré.

Dans l'accord de 2015, les pays signataires s'étaient engagés à annoncer, d'ici 2020, de nouveaux efforts pour muscler leur plan national de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, afin de tenter de contenir la hausse mondiale des températures. Les Nations unies poussent les gouvernements à atteindre l'objectif de réduction de 45% des gaz à effet de serre sur les dix ans à venir et d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.

L'ONU réclame "une augmentation draconienne"

"Nous devons accroître notre ambition de façon radicale, a déclaré Luis Alfonso de Alba. Nous ne parlons pas d'une approche progressive, mais d'une augmentation draconienne." Au total, 197 parties ont signé l'accord de Paris en 2015, à l'issue de la COP21, et 186 l'ont depuis ratifié. 

Les Etats-Unis de Donald Trump ont décidé de se retirer de l'accord, mais ce retrait ne sera effectif qu'en 2020. Luis Alfonso de Alba, désigné l'an dernier pour organiser un ambitieux sommet sur l'environnement en septembre à New York, se trouvait à Washington la semaine passée pour rencontrer des responsables américains. Des réunions "très positives", selon l'émissaire onusien. Les responsables américains "ont convenu que beaucoup restait à faire" et ont encouragé l'ONU à pousser les autres pays à faire plus, malgré la décision des Etats-Unis. "Ils attendent que ces pays le fassent." Les Etats-Unis sont le pays qui pollue le plus au monde, après la Chine.