Chambéry : le retour des militants écologistes d’Extinction Rebellion

Les manifestants d'Extinction Rebellion ont bloqué, samedi 15 février, pendant six heures l'aéroport de Chambéry et les "Amis de la Terre" ont empêché l'accès des voitures. Ils ont été délogés à coup de gaz lacrymogènes. Ils réclamaient la réduction du trafic aérien et la taxation du kérosène pour limiter la pollution dans la région.

C'est leur mode d'action habituel : bloquer un site stratégique quelques heures. Cette fois, samedi 15 février, c'est à l'aéroport de Chambéry (Savoie) que les militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion se sont donné rendez-vous. Sitting et barrage pacifique pour dénoncer l'existence même de cet aéroport qui sert surtout aux skieurs. Une hérésie pour eux au niveau de l'empreinte carbone.

De nombreuses actions

Bus et véhicules bloqués, mais les militants ont laissé les touristes accéder à l'aéroport à pied. Des touristes compréhensifs pour la plupart comme Steeve Blackmoore un touriste anglais : "La pollution de l'air c'est très très grave. Donc j'approuve, mais je préfèrerais aller skier."
En milieu d'après-midi les forces de l'ordre ont délogé les manifestants. Certains ont dénoncé l'usage de gaz lacrymogènes. Ce n'est pas la seule opération des membres d'Extinction Rebellion. Dans le même temps, un groupe de militants menaient, à Londres, une action en marge de la fashion-week. Tout cela intervient cinq jours après l'invasion des locaux de BlackRock à Paris par des militants.

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Une pancarte brandie lors d\'une marche pour le climat à Toulouse, le 24 mai 2019, reprenant une idée très discutée ces derniers mois : celle de la nécessité de ne plus prendre l\'avion pour diminuer les rejets de gaz à effets de serre.
Une pancarte brandie lors d'une marche pour le climat à Toulouse, le 24 mai 2019, reprenant une idée très discutée ces derniers mois : celle de la nécessité de ne plus prendre l'avion pour diminuer les rejets de gaz à effets de serre. (ALAIN PITTON / AFP)