Canicule de juillet : il a fait de "1,5 à 3 °C" plus chaud à cause du réchauffement climatique, selon un groupe international de scientifiques

Les scientifiques de ce réseau estiment qu'un "tel événement aurait eu une probabilité extrêmement faible de se produire" sans le changement climatique induit par les humains.

Des personnes dans la fontaine du Trocadéro, près de la tour Eiffel à Paris, le 25 juillet 2019. 
Des personnes dans la fontaine du Trocadéro, près de la tour Eiffel à Paris, le 25 juillet 2019.  (BERTRAND GUAY / AFP)

Lors de la canicule qui a fait étouffer l'Europe de l'ouest fin juillet, les températures auraient été "environ 1,5 ° à 3 °C moins élevées" sans le changement climatique, selon les calculs de scientifiques du réseau World Weather Attribution, publiés vendredi 2 août. "Sans le changement climatique induit par les humains, une canicule aussi exceptionnelle que celle-ci aurait eu des températures environ 1,5 à 3 °C moins élevées", affirment ces chercheurs.

Des records de température ont été battus dans plusieurs pays lors de cette vague de chaleur brève mais intense : 42,6 °C à Paris et à Lingen, en Allemagne, 41,8 °C à Begijnendijk, dans le nord de la Belgique, et 40,4 °C dans le sud des Pays-Bas. Des températures inédites ont également été atteintes au Royaume-Uni, avec 38,7 °C à Cambridge. La vague de chaleur est remontée jusqu'en Scandinavie.

Une probabilité "multipliée par au moins dix"

Les scientifiques ont pris comme référence les trois jours consécutifs les plus chauds lors de cette épisode caniculaire. Pour la France, en combinant différents modèles, les chercheurs estiment que "la probabilité qu'un tel événement se produise a été multipliée par au moins dix", selon leur rapport. "Un tel événement aurait eu une probabilité extrêmement faible de se produire" sans le changement climatique en France, souligne encore cette étude.