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Canicule : "Les hôpitaux font face grâce à la mobilisation des professionnels", estime la Fédération hospitalière de France

La déléguée générale de la Fédération hospitalière de France estime que de nombreuses mesures ont été mises en place.

Article rédigé par
Propos recueillis par Hugo Cailloux - franceinfo
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Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a rendu visite au personnel et aux patients du Centre hospitalier de Versailles (Yvelines) sur le thème de la vague de chaleur, le 29 juin 2018. (LUC NOBOUT / MAXPPP)

Des pointes à 40°C sont attendues, jeudi 2 août, dans le sud de la France. Dans les hôpitaux, les personnels de santé se retrouvent confrontés à des conditions de travail très difficiles. La canicule de 2003, qui avait provoqué un afflux très important de patients aux urgences, est encore dans toutes les têtes. Près de 20 000 personnes avaient trouvé la mort. Quinze ans plus tard, les établissements sont encore très peu climatisés, et les locaux ne peuvent pas accueillir certains patients dans de bonnes conditions. 

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Zaynab Riet, déléguée générale de la Fédération hospitalière de France, détaille pour franceinfo les conditions dans lesquelles travaille le personnel hospitalier.

franceinfo : Quelles mesures ont été prises depuis la canicule de 2003 ?

Les établissements sont mobilisés pour que l'épisode de 2003 ne se reproduise pas. Des mesures sont mises en œuvre, sur trois plans. D'abord, pour faire face à un accueil massif de victimes en cas de canicule. Un travail important de prévention a été réalisé pour prévenir les risques associés aux fortes périodes de chaleur.

Concernant les patients, on fait en sorte que les chambres n'atteignent pas 40°C. Il y a des protocoles bien précis mis en place par les équipes pour que les patients ne soient pas en hyperthermie. On retrouve notamment l'aération systématique des lieux, l'hydratation.

Enfin, des mesures en matière de soutien pour les personnels hospitaliers et médico-sociaux sont prévues, pour faire en sorte qu'ils puissent exercer dans les meilleures conditions leurs fonctions : c'est-à-dire disposer de moyens de ventilation, et aménager le temps de travail et de pause.

Si une crise de l'importance de celle de 2003 devait éclater aujourd'hui, les hôpitaux seraient en capacité d'activer rapidement des plans d'urgence.

Zaynab Riet

à franceinfo

Le plan canicule inclut l'ouverture d'une cellule de crise, le décalage des activités non-urgentes et l'augmentation des capacités d'hospitalisation dans les services d'urgences et de gériatrie.

Comment peut-on expliquer que l'on observe toujours des difficultés dans de nombreux établissements cet été ?

Il ne faut pas nier les difficultés que peut engendrer ce type de chaleur. Et il ne faut pas oublier la mobilisation des professionnels. Ce sont eux qui font les efforts nécessaires pour faire face. L'ensemble des blocs opératoires sont climatisés, mais tous les locaux ne le sont pas. Ceci peut entraîner des difficultés au regard des pratiques habituelles. 

Depuis la canicule de 2003, tous les projets comprennent un dispositif de rafraîchissement des locaux. Des plans d'investissements sont lancés. Il faut accélérer et favoriser le plan national prévu. Quoi qu'il en soit, il faut également prévenir les hospitalisations en améliorant la coordination avec les villes.

Comment les établissements sont-ils dotés financièrement pour faire face à la canicule ?

Toute action exceptionnelle a un coût, que doivent assumer les établissements. La Fédération hospitalière de France a demandé que les tarifs hospitaliers prennent en compte ces dispositifs supplémentaires. Et toutes les mesures mises en œuvre par les hôpitaux devront être compensées par les pouvoirs publics. 

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