Canicule : des bouches à incendie sous surveillance

Pour se rafraîchir, des habitants ouvrent les bouches à incendie. Mais ces pratiques sont coûteuses et dangereuses. Des mesures sont prises par les municipalités.

FRANCE 3

Lors de ces périodes de chaleur, certains n'hésitent pas à ouvrir des bouches à incendies pour se rafraîchir. C'est arrivé 3 000 fois l'an dernier. Cet été, dans ce quartier du nord de Paris, l'eau coule à flot, car les bouches à incendie sont fracturées régulièrement. Mais ce petit jeu peut être parfois dangereux. "Il y a même eu des accidents tellement les jets d'eau sont puissants. Un gamin s'est fracturé le bras", relate une riveraine.

Des ouvertures en baisse dans le nord de Paris

Apparu il y a 4 ans, le phénomène a pris des proportions inquiétantes en région parisienne et nuit à l'action des pompiers. Ces derniers peuvent parfois subir une baisse de débit d'eau, normalement utilisée pour éteindre les incendies, et des inondations dans les caves, la voie publique et les parkings sont relevées. Ces pratiques pèsent aussi sur les finances des communes et des abonnés. À Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la mairie teste un dispositif anti-effractions, réputé incassable. Désormais certaines municipalités n'hésitent pas non plus à poursuivre en justice les contrevenants qui encourent jusqu'à cinq ans de prison et 75 000 € d'amende. Ces mesures ont entraîné la baisse des ouvertures de bouches à incendie pendant ce mois de juillet : seulement une trentaine ont été constatées dans le nord de Paris.

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La ville de Paris lance vendredi une application pour téléphones portables "spéciale canicule". Photo d'illustration. (LAURENT EMMANUEL / AFP)