Lingerie : de la création à la mise en rayon, explication des différences de prix

a revoir

Présenté parDavid Pujadas

Diffusé le 30/01/2014Durée : 00h38

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Enquête à découvrir dans son intégralité ce soir, à partir de 20H45 dans "Envoyé Spécial". Notre enquête maintenant sur un des secteurs du textile qui résiste le mieux en France, celui de la lingerie. L'affaire Lejaby a marqué les esprits. Notre pays est l'un de ceux où la demande est la plus forte. Comment expliquer des différences de prix qui vont parfois de 1 à 10 ? De la création a la mise en rayons en passant par la fabrication, les secrets d'un marché toujours solide.

Du modèle de luxe à celui de supermarché, nous avons détaillé ce qui fait le prix d'un soutien-gorge. Celui-ci coûte 150 euros. Celui-là, 37. Dans les deux cas, une trentaine de pièces. Quelle est la différence ? D'abord, l'originalité. Dans cet atelier, c'est comme en haute couture. Le travail de création commence autour d'un mannequin. Pres de là, les couturières rassemblent les prototypes. Chaque modèle fait ensuite plusieurs allers-retours entre l'atelier et les deux stylistes qui l'ont créé.

On voit ce qu'il faut réajuster pour que ça soit homogène.

Ces allers-retours peuvent prendre plusieurs semaines. Chez Daniel Hechter, tout va plus vite.

Le noir, ça ira bien.

Les équipes de création sont réduites. Pas de mannequin. Les idées sont présentées sous forme de dessin. Pour monter un modèle, une semaine seulement. Ici les équipes captent les idées venues d'ailleurs.

On essaie de s'inspirer de la haute couture. Les idées viennent de là. Il y a des bureaux de style aussi qui créént.

Retour dans l'atelier haut de gamme. Ce qui coûte le plus, la dentelle. Celle-ci est fabriquée à Calais. C'est la plus belle et la plus chère Et sur ce modèle, il y en a partout.

La différence entre une dentelle de Calais et une autre, c'est la finesse de son dessin et sa douceur qui est importante, car elle est au contact de la peau.

A l'inverse d'un soutien-gorge à 37 euros, la dentelle est placée là où elle fera le plus d'effet.

On privilégie le devant. On a toujours un ornement.

Mais cher ou pas, la plupart des soutiens-gorge sont faits à l'étranger: Europe de l'Est, Asie ou Tunisie. Cette usine produit 3 millions de pièces par an. On va vous lancer le programme.

Pour limiter les pertes de tissu, cette machine est programmée par ordinateur. Pour proposer les prix les plus bas, chaque opération est minutée. Les ouvrières aussi réalisent qu'une seule tâche.

Soit on fait la fixation du drapé, soit le poste passementerie.

Sur ce poste, l'ouvrière rassemble les bonnets en mousse. 20 min en tout pour faire ce soutien-gorge. Chaque couturière gagne près de 200 euros/mois. Ils sont vendus en France entre 50 et 100 euros. Ces pièces sont toutes fabriquées de la même façon. Bon marché ou haut de gamme, les Françaises sont les plus grands consommatrices de lingerie d'Europe. Le bugdet atteint près de 100 euros.

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