Tokyo 2021. L'escrimeuse Cecilia Berder va disputer l'épreuve par équipes : "On va partir à la guerre ensemble et ce sera un moment incroyable"

L'escrimeuse Cécilia Berder, quintuple championne de France et championne du monde par équipes en 2018, nous fait partager son quotidien d'athlète de haut niveau durant les Jeux olympiques de Tokyo.

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Radio France
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L'équipe de France d'escrime avec, de gauche à droite, Sara Balzer, Manon Brunet, Cecilia Berder et Charlotte Lembach, en mai 2021.  (ST?PHANE GUIOCHON / MAXPPP)

Eliminée lundi 26 juillet en 16e de finale de la compétition de sabre aux Jeux olympiques de Tokyo, Cécilia Berder, championne du monde d'escrime par équipes, nous fait partager sa vie de sportive de haut niveau et ses Jeux de l'intérieur. Depuis son arrivée à Tokyo. Elle va participer la nuit prochaine à l'épreuve par équipes. Le moment le plus important de sa compétition, explique-t-elle. 

Ça y est, la compétition arrive et on est content car c'est un événement que le collectif attend maintenant depuis longtemps. On est content que ce soit demain, d'autant que l'on peut s'inspirer de tous nos collègues qui ramènent des médailles, et ça met du baume au cœur avant d'entrer en lice dans cette épreuve pour laquelle j'ai surtout envie de vous présenter les coéquipières qui sont à côté de moi.

Une équipe de "tueuses" 

Ce sont des guerrières, des filles qui sont très fortes et c'est évidemment une grande chance d'avoir ces "tueuses" à mes côté. Il y a Sara Balzer, une Strasbourgeoise avec beaucoup de tempérament. C'est une grande tacticienne avec son regard noir qui fait peur aux adversaires et on en a besoin. Il y a Charlotte Lambach, Strasbourgeoise également. C'est la plus âgée et la plus expérimentée. Elle a un sens tactique très développé, c'est quelqu'un qui est très malin. Quand on est un peu dans le doute, elle a souvent une astuce  qui peut faire mouche. C'est la stratège de notre groupe, et dans une équipe, quand on part à la 'guerre', il faut avoir un stratège et Charlotte est là pour ça.

Et puis nous avons Manon Brunet, médaillée de bronze lundi. C'est un talent brut, une travailleuse hors pair. Elle "sent" l'escrime, elle a un esprit très félin et dans le même temps beaucoup de malice. Elle a une légèreté sur la piste, une vraie élégance et comme moi elle est d'Orléans. Quand on mélange les deux Strasbourgeoises, les deux Orléanaises, on a un très beau collectif. On doit rencontrer au premier tour en quart de finale les américaines. Tout le mond connaît le "fighting spirit" des Américaines. Ce sera à nous d'être les plus malines, les plus conquérantes et ce sera quoiqu'il arrive un gros combat. On espère être au rendez-vous, Je sais qu'à côté de moi j'ai des "tueuses", et ça, ça permet de mieux dormir le soir. On va partir à la guerre ensemble et ce sera un moment incroyable. Il nous reste maintenant d'être à la hauteur.         

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