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Tokyo 2020: "L'urgence est ailleurs", estime Maracineanu

Maintien, report ou annulation des Jeux olympiques de Tokyo à cause du Covid-19, "l'urgence est ailleurs", a estimé dimanche la ministre des Sports Roxana Maracineanu dans une déclaration à l'AFP.
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France Télévisions
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"L'annonce du CIO officialise le travail mené sur un potentiel report était nécessaire. Une décision doit venir au plus vite pour apaiser les craintes et les questionnements du mouvement sportif français qui réagit en citoyen et aussi en institution responsable", a commenté Roxana Maracineanu dimanche, juste après que le président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach a annoncé que son instance se donnait quatre semaines pour décider entre plusieurs scénarios, dont le report. Mais pour la Ministre des Sports, "l'urgence est ailleurs, dans les hôpitaux, les services publics, les Ehpad...". L'ex-nageuse estime qu'en premier lieu, le "devoir est d'appliquer strictement les consignes qu'on nous donne pour limiter la propagation du virus, tout en préparant la sortie de crise avec imagination et détermination".

Dimanche, le président de la Fédération française d'athlétisme André Giraud a demandé le report des Jeux, comme l'avait fait la veille la Fédération de natation, dans la foulée de leurs homologues américaines. "Evidemment, cette inquiétude face à l'évolution de la pandémie, je la partage. Je suis certaine que le CIO en a bien conscience car je l'ai déjà dit, il est impensable d'imaginer que le CIO ou l'Etat japonais puissent prendre le moindre risque pour l'intégrité des athlètes et des délégations. Je le sais pour travailler étroitement avec le Cojo (Comité d'organisation des JO) et le CIO sur les Jeux de 2024", poursuit Roxana Maracineanu.

"Il est impensable que le CIO ou l'Etat japonais puissent prendre le moindre risque", Roxana Maracineanu

"Toutefois, que les Jeux soient reportés ou pas, ma préoccupation est aussi de trouver les conditions, si cette période de confinement devait durer, pour préserver le capital de nos athlètes et de nos professionnels. Leur corps est leur outil de travail, mais il a aussi une valeur économique majeure dont dépend toute une industrie aujourd'hui mise à mal par le contexte sanitaire", précise-t-elle.

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