JO de Tokyo : les athlètes olympiques et paralympiques réunis au sein d'une même équipe de France

Il y aura une seule équipe de France unie au Japon cet été.
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France Télévisions
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A l'image de Marie-Amélie Le Fur, leader du handisport en France ici aux Jeux paralympiques de Rio en 2016, les athlètes paralympiques font désormais partie de la même équipe de France que les valides. (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

"Pour la première fois, nous ne formons qu'un". Dans cent jours débuteront les Jeux olympiques de Tokyo. Cette année, pour la première fois, il n'y aura pas deux équipes de France (une olympique et une paralympique), mais une seule et même équipe, unifiée sous les mêmes couleurs.

"C’est à travers les témoignages des athlètes et leurs envies qu’on a souhaité franchir le pas. C’est d’abord des sportifs et des athlètes. Il n'y a pas d’un coté les valides et de l'autre les para-athlètes", a souligné Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). "Réunir les athlètes olympiques et paralympiques, c’est tout un symbole ! Beaucoup de fédérations gèrent les deux côtés et c’est une forme de concrétisation pour eux."

Cette unification implique également la création d'un seul et même site pour découvrir les athlètes français, afin de faciliter l'accès au soutien. "C’est une grande fierté et reconnaissance pour le sport paralympique d’avoir des athlètes olympiques qui s’intéressent à nous. Cela montre qu’il n’y a qu’un seul projet : celui d’aller chercher le plus de médailles", a réagi Marie Patouillet, vice-championne du monde de paracyclisme. 

Des primes équivalentes

"L’idée est de mettre toutes ces différences, ces parcours de vie divers, au profit du parcours de chaque athlète et de devenir plus fort (...) Le mot 'performance' revient constamment et cette équipe sera conquérante", a insisté Marie-Amélie Le Fur, présidente du comité paralympique et sportif français. "C'est aussi un message très fort qu'on envoie à la société : si l'inclusion sert nos sportifs, elle peut servir à la société plus globalement".

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, a également annoncé que les athlètes olympiques et paralympiques percevront les mêmes primes à Tokyo. Une médaille d’or rapportera 65 000 euros, une médaille d’argent 25 000 euros et une médaille de bronze 15 000 euros. Il s'agit d'une revalorisation puisque les primes étaient, lors des derniers JO, de respectivement 50 000 euros, 20 000 euros et 13 000 euros.

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