CIO : L'Allemand Thomas Bach réélu pour quatre ans à la tête du CIO

L'Allemand Thomas Bach a été réélu mercredi pour quatre ans à la présidence du Comité international olympique (CIO), qu'il dirige depuis 2013, à un peu plus de quatre mois des Jeux d'été de Tokyo chamboulés par la crise sanitaire.
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France Télévisions
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 (HANDOUT / AFP)

Le suspense était mince. Seul candidat à sa réélection, Thomas Bach, 67 ans, a été reconduit à la quasi unanimité, avec 93 voix pour et une voix contre, tandis que quatre membres du CIO se sont abstenus, lors de la 137e session initialement prévue à Athènes et basculée en visioconférence. Déjà président depuis 2013, le Bavarois rempile pour un deuxième mandat de quatre ans qui va le mener jusqu'à 2025. En effet, le second mandat est plus court que le premier dans les statuts du CIO : 7 ans pour le premier, quatre pour le second.

Il devra avant tout réussir l'organisation des Jeux olympiques de Tokyo prévus l'été prochain et chamboulés par la crise sanitaire. "Tokyo demeure la ville-hôte la mieux préparée de l'histoire olympique et pour l'heure, nous n'avons aucune raison de douter que la cérémonie d'ouverture se tiendra bien le 23 juillet", a assuré le dirigeant. "La question n'est pas de savoir si les Jeux auront lieu, mais comment", a martelé Thomas Bach.

Contraint de convaincre à chaque sortie que les JO ne tourneront pas au gigantesque foyer de contamination, l'Allemand a promis qu'ils seraient "une manifestation sûre de paix, de solidarité, et de la résilience de l'humanité face à la pandémie". Il a cependant averti que ces Jeux impliqueraient des "sacrifices": le monde olympique demeure suspendu aux décisions des autorités japonaises sur la présence de spectateurs étrangers, attendues avant la fin mars, et sur la présence de spectateurs tout court, attendues d'ici fin avril.

Un premier mandat sans répit

Avant même que la pandémie ne transforme Tokyo-2020 en cauchemar sanitaire, Thomas Bach avait connu une présidence ambitieuse mais tumultueuse, condensant tous les enjeux du sport mondial. À l'actif de l'ancien fleurettiste, une sécurisation à long terme des intérêts du CIO, de ses ressources financières à l'organisation des Jeux olympiques, menacée par la raréfaction des candidatures et l'explosion des coûts.

Certes, la préparation chaotique des JO de Rio en 2016, entre chantiers inachevés et destruction violente de favelas, a conforté l'Allemand dans sa volonté d'éviter à l'avenir les constructions pharaoniques. Mais s'y est ajouté le rocambolesque feuilleton du dopage russe, qui a éclaboussé les JO 2014 de Sotchi, puis ceux de Rio et de Pyeongchang en 2018, avec des décisions contradictoires du CIO, de l'Agence mondiale antidopage et du Tribunal arbitral du sport.

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