Cet article date de plus de deux ans.

Championnat d'Europe de karaté : la blessure de Paris 2024 resurgit

Alors que les championnats d’Europe de Karaté commencent ce jeudi (et jusqu’à dimanche) à Guadalajara (Espagne), le moral est morose. Si les Bleus rêvent de titres européens, la délégation française ne peut s’empêcher de penser à Paris 2024, où leur discipline ne sera pas représentée.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.
 (OSCAR GONZALEZ / NURPHOTO)

Il était pourtant entré officiellement au programme des disciplines additionnelles pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020. Un symbole pour ce sport né sur les terres japonaises. Cette nouvelle, annoncée le 3 août 2016 à Rio, avait fait naître des espoirs de médailles olympiques à de nombreux athlètes, notamment aux Français. Au-delà de pouvoir remporter une médaille olympique, participer aux JO permet, de manière plus terre à terre, aux disciplines de bénéficier d’aides et de visibilité.

Mais le 21 février dernier, les espoirs se sont fanés après que le Comité d’organisation pour les Jeux de 2024 n’ait pas retenu le karaté. Un coup de blues généralisé s’est répandu au sein de la délégation française alors même que les signaux étaient encourageants lors des mondiaux de Madrid en novembre : Steven Da Costa, a remporté l’or (- 67 kg), tout comme les féminines en Kumite par équipe, la France se classant ainsi troisième nation la plus médaillée de ces championnats derrière le Japon et l’Iran.

A Guadalajara, l’amertume n’est toujours pas digérée par les athlètes alors qu’ils participent aux championnats d’Europe. “C’est un coup dur. On peut viser Tokyo 2020, mais ensuite, c’est le questionnement. Si c’est juste entrer et sortir”, confie Steven Da Costa, dans les colonnes de L’Equipe, jeudi. Une déception légitime pour le jeune lorrain, qui du fait de ses 22 ans, aurait pu viser le podium olympique.

“C’est un séisme pour tout le monde, tant pour la karaté français que les nations étrangères. Nous sommes le pays qui n’est pas parvenu à assurer une continuité dans la dynamique olympique, se désole le directeur technique national de la FFKaraté Dominique Charré, dans les mêmes colonnes de L’Equipe. Les autres nations vont vouloir nous le faire payer à l’Euro. Cela risque d’être un moment pénible, car nous ne sommes pas dans les meilleures conditions pour performer.”

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Tokyo 2020

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.