J-1 000 des Jeux paralympiques de Paris : "Il faut qu'on arrive à montrer une rupture", ambitionne Tony Estanguet

Le président du comité d'organisation rappelle que "des centaines d'athlètes iront dans des classes" pour la prochaine édition de la Semaine olympique et paralympique qui se tiendra du 24 au 29 janvier 2022.

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 Le président du comité d'organisation des Jeux de Paris 2024, Tony Estanguet, le 12 décembre 2019. (THOMAS SAMSON / AFP)

Les Jeux paralympiques de Paris 2024 doivent "montrer une rupture", l'événement doit être "incroyable", ambitionne le président du comité d'organisation des Jeux, Tony Estanguet, invité de franceinfo jeudi 2 décembre à 1 000 jours de l'ouverture des Paralympiques, le 28 août 2024.

Les épreuves se dérouleront dans les mêmes lieux que pour les Jeux olympiques, à l'image du tir à l'arc aux Invalides, de l'escrime et du taekwondo au Grand Palais, ou encore du château de Versailles pour l'équitation. Par ailleurs, pour la première fois dans l'histoire des Jeux, les JO et les Paralympiques auront le même logo.

"Changer le regard sur le handicap"

Tony Estanguet veut faire de ces Jeux une occasion de changer profondément "le regard sur le handicap", à travers notamment la Semaine olympique et paralympique, organisée chaque année depuis 2017. L'année dernière, "500 000 élèves ont été sensibilisés aux valeurs du sport et à l'importance d'en pratiquer davantage, et deux tiers des projets étaient dédiés aux pratiques paralympiques". Le sport ensemble, entre élèves, qu'ils soient en situation de handicap ou non, est "un vrai vecteur d'inclusion" pour le triple champion olympique de canoë slalom. Tony Estanguet souligne que "des centaines d'athlètes [olympiques et paralympiques] iront dans des classes" pour la prochaine édition, du 24 au 29 janvier 2022.

Marie Patouillet, cycliste double médaillée de bronze aux Jeux paralympiques de Tokyo cet été, y a participé en 2021. Elle a ressenti que "se déplacer dans les établissements scolaires, pour en parler aux élèves, permet de dédramatiser un peu" le handicap. De plus, elle espère qu'un certain nombre d'enfants ont parlé de ces sujets chez eux, avec leurs parents, leurs proches ou "des personnes en situation de handicap qu'ils connaissent". Marie Patouillet insiste ainsi sur l'enjeu de faire connaître les handisports.

"Peu importe le handicap que l'on a, il y a toujours une manière d'adapter le sport, de le pratiquer en loisir ou au haut niveau."

Marie Patouillet, cycliste double médaillée de bronze aux Jeux paralympiques de Tokyo

à franceinfo

"Mais pour cela, il faut que les gens soient sensibilisés et sachent vers qui s'orienter, vers quelle structure aller", ajoute la championne.

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