JO 2021 - Natation : l'échec français, Dressel et McKeon roi et reine des bassins... Le bilan de la semaine olympique

Clap de fin sur la natation à Tokyo, et donc l'heure du bilan après une semaine marquée par le duel américano-australien, les moissons de Dressel et McKeon, et l'unique médaille tricolore.

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Florent Manaudou, Caeleb Dressel et Bruno Fratus au départ du 50 m nage libre masculin aux Jeux de Tokyo, le 1er août 2021. (ATTILA KISBENEDEK / AFP)

Avec une petite médaille d'argent récoltée par Florent Manaudou, l'équipe de France de natation n'a pas franchement brillé dans la piscine olympique de Tokyo, même si elle a affiché de belles promesses pour la suite. Tout le contraire des délégations américaines et australiennes, portées par les monstres des bassins que sont Caeleb Dressel (5 fois en or) et Emma McKeon (7 médailles, dont 4 d'or), qui ont surnagé. Une domination également magnifiée par le duel entre l'Américaine Katie Ledecky et l'Australienne Ariarne Titmus.

La France au creux de la vague

Florent Manaudou a les épaules larges, au sens propre comme tout nageur, mais aussi au sens figuré. Déjà seul médaillé en individuel à Rio en 2016 (argent sur 50 m nage libre), le Français a remis cela à Tokyo, sauf que cette fois aucun relais n'a accroché un podium. Résultat : à 30 ans, il est le seul médaillé tricolore en natation de cette édition. "C'est l'arbre qui cache la forêt pour une équipe de France qui a globalement déçu", selon Yannick Agnel, qui poursuit : "On a attendu le dernier jour pour accrocher notre seule médaille, c'est mieux que rien". Mais moins bien que les deux médailles de Rio en 2016.

Il s'agit même du pire bilan pour les Bleus depuis Sydney en 2000, avec l'unique médaille d'argent de Roxana Maracineanu en 200 m dos. Les six médailles d'Athènes et Pékin, et les sept de Londres semblent bien loin. Mais plutôt que de se focaliser sur l'ancienne génération dorée qui a banalisé l'exceptionnel, à l'heure du bilan, Yannick Agnel préfère évoquer les promesses de Tokyo : "La génération programmée pour 2024, celle des Grousset, Marchand, Wattel, Ndoye-Brouard etc a agréablement surpris, même sans aller chercher de médailles. Elle sera au rendez-vous à Paris".

Dressel et McKeon, roi et reine des bassins

Après la retraite de la légende Michael Phelps, la natation mondiale se cherchait un nouveau patron, et elle n'a pas attendu longtemps. Car un Américain insatiable peut en cacher un autre, et Caeleb Dressel a enfilé sans sourciller le costume de terreur des bassins laissé libre par Michael Phelps. "Il affole tous les chronos sur les courses les plus rapides du programme, il a battu plusieurs records pendant ces Jeux, et réalisé un triplé inédit 50 m nage libre, 100 m nage libre, 100 m papillon : bref, c'est le roi de ces Jeux", pose Agnel. Un roi aux cinq médailles d'or à Tokyo.

LE RECORD DU MONDE DE DRESSEL ! Impressionnant, l'Américain fait tomber la meilleure marque de l'histoire, en 49"45, sur 100 m papillon. Record d'Europe pour le Hongrois Kristof Milak (49"68).

Cinq médailles d'or pour Dressel, et quatre pour Emma McKeon chez les femmes. Sauf que l'Australienne en a aussi gratté trois de bronze, ce qui porte son total à sept et ce qui en fait la nageuse la plus médaillée lors d'une même édition des Jeux. À 27 ans, l'Australienne a éclaboussé la piscine olympique de son talent, sacrée sur 50 et 100 m nage libre, 4x100 m nage libre et 4×100 m 4 nages, bronzée en 4×100 m 4 nages mixte, 4x200 m nage libre et 100 m papillon. "On l'attendait sur des distances de sprint avec une forte concurrence, et elle a su hisser et garder son niveau sur ce Jeux. Elle pointe maintenant à 11 médailles olympiques, donc elle a marqué l'histoire des Jeux et de la natation, encore plus avec ces 7 médailles à Tokyo", salue Agnel.

Le bras de fer Titmus-Ledecky

Tremblement de terre à Tokyo, où le trône de la reine Katie Ledecky a vacillé pendant toute la semaine. La faute à une tornade qui a traversée le Pacifique depuis la Tasmanie : Ariarne Titmus. "C'était l'un des gros duels de ces Jeux de façon générale, mais le duel dans les bassins. Titmus avait déjà fait vaciller Ledecky aux Mondiaux de 2019, mais cette fois elle est revenue au top sur ces Jeux et ça nous a donné des courses sublimes avec Titmus qui attaquait à chaque fois sur la fin de course", savoure Agnel.

Ariarne Titmus décroche une nouvelle médaille d'or en plus du record olympique sur ce 200m nage libre. Bernadette Haughey et Penny Oleksiak complètent le podium.

C'est ainsi que du haut de ses 20 ans l'Australienne a dépossédé Ledecky de ses biens, en s'imposant sur 200 m et 400 nage libre. L'Américaine a pris sa revanche sur 800 m nage libre, et a enlevé le premier 1 500 m féminin de l'histoire olympique (sur lequel Titmus n'était pas alignée). "Elles ont rythmé la semaine mais au final, Ledecky devient quand même la nageuse la plus titrée de l'histoire". Pour l'instant, car le duel entre Ledecky (24 ans) et Titmus (20 ans) a de beaux jours devant lui. 

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