JO 2021 : le Graal pour Duplantis, la sensation Warholm, le retour soigné de Biles... Les six choses à retenir de la journée de mardi à Tokyo

Vous avez manqué l'essentiel de ce qu'il s'est passé lors de la onzième journée des Jeux olympiques au Japon ? Petite séance de rattrapage.

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Armand Duplantis après avoir remporté la médaille d'or au concours du saut à la perche, le 3 août à Tokyo (BEN STANSALL / AFP)

Une journée complètement folle. Si les équipes de France ont manqué de réussite, malgré une médaille de bronze et quelques qualifications par-ci par-là, ce mardi 3 août a offert de grands moments de sport. Pour se régaler, il fallait surtout regarder du côté du stade national olympique de Tokyo, où les épreuves d’athlétisme ont été à la fois passionnantes, déroutantes et déchirantes pour certains athlètes. Franceinfo: sport vous résume ce que vous avez peut-être manqué mardi aux JO. 

La journée des Bleus : les pistards sauvent le bilan du cyclisme français

Petite journée pour la délégation tricolore. La seule médaille française du mardi 3 août est à mettre à l’actif des pistards. Le trio composé de Florian Grengbo, Sébastien Vigier et Rayan Helal a remporté le bronze en profitant des erreurs australiennes lors de la petite finale. Une breloque qui fait du bien au cyclisme français, qui avait jusque-là fait chou blanc à Tokyo.

Sur les parquets, l’équipe de France a connu des fortunes diverses : une qualification en demi-finale dans la douleur pour les basketteurs contre l'Italie (84-75), une plus aisée pour les handballeurs face à Bahreïn (42-28) et une intense qui relève de l'exploit pour les volleyeurs face aux doubles champions du monde polonais. Mais la grosse déception de la journée chez les Français, c’est la désillusion vécue par Renaud Lavillenie au saut à la perche. Touché à une cheville depuis quelques semaines puis gêné par une chute lors de l’échauffement, le Français a terminé à la 8e place. Loin, très loin derrière Armand Duplantis.

Florian Grengbo, Rayan Helal et Sébastien Vigier posent avec leur médaille de bronze acquise lors de la petite finale de l'épreuve de vitesse par équipes, à Tokyo le 3 août (AGENCE KMSP / KMSP)

Duplantis décroche le Graal

Le titre lui était tellement promis que l’essentiel semblait ailleurs : Armand Duplantis allait-il parvenir, dans le stade national olympique de Tokyo, à battre son propre record du monde, établi à 6,18m ? Le perchiste suédois de 21 ans a finalement échoué, après trois tentatives, alors qu'on espérait le voir s’envoler haut, très haut, pour célébrer dignement son premier titre olympique. Il n’aura eu besoin de rester qu'à 6,02 m pour décrocher l’or.

Duplantis, lui, en a souri. Car pour lui, ce record n’était qu’un bonus. Quelques minutes avant son dernier échec, le jeune prodige de la perche enlaçait son entraîneur et hurlait sa joie. Il venait de rencontrer son destin, celui qui devait faire de lui l’un des plus jeunes perchistes médaillés d’or aux Jeux olympiques. À seulement 21 ans, "Mondo" est déjà un géant. Et rien ne semble pouvoir l’arrêter.

Armand Duplantis célèbre son titre olympique lors du concours du saut à la perche, le 3 août à Tokyo (BEN STANSALL / AFP)

Warholm pulvérise le record du monde du 400 m

Les séries du 100 m féminin vendredi nous avaient offert un aperçu de la qualité de la piste du stade national olympique de Tokyo, avec des temps supersoniques. Dans la nuit de lundi à mardi, sur les coups de 5h20 (heure française), la finale du 400 m hommes a offert des performances issues d’un autre monde. Karsten Warholm a remporté la course en explosant son propre record du monde (46"70), établi le 1er juillet dernier, en courant en 45"94.

 "C’est de loin le plus grand moment de ma vie", a réagi le Norvégien. Et on peut le comprendre : le sprinter de 25 ans a décroché son tout premier titre olympique et est le premier athlète à passer le cap des 46 secondes. Rai Benjamin, médaillé d’argent, a également été exceptionnel, avec un temps de 46"17. "C’est la plus belle course de l’histoire des Jeux olympiques. Même les 9"58 de Bolt (record du monde du 100 m établi lors des championnats du monde en août 2009 à Berlin) ne peuvent rivaliser", a expliqué le deuxième de la course. On se gardera d'établir une hiérarchie, mais cette course a eu le mérite de nous faire bondir de notre chaise au beau milieu de la nuit.

Le Norvégien Karsten Warholm pose près de son chrono en finale du 400 m haies des Jeux de Tokyo, après avoir établi un nouveau record du monde.  (CROSNIER JULIEN / KMSP / AFP)

Simone Biles soigne son retour

Simone Biles se savait attendue. Une semaine après avoir abandonné lors du concours par équipes et après avoir déclaré forfait lors de quatre finales consécutives (concours général, saut, sol et barres asymétriques), l’Américaine de 24 ans avait décidé de participer à la finale de la poutre. Et pour son retour, elle n’a pas déçu.

Encore gênée par "des démons dans [sa] tête" et cette perte de figure dont elle souffre depuis son arrivée à Tokyo, Biles savait qu’il serait présomptueux de viser la plus haute marche du podium. Finalement, elle s’est contentée de la 3e place, devancée par les Chinoises Chenchen Guan et Xijing Tang. Avec cette nouvelle médaille de bronze (comme en 2016 à la poutre), Biles compte désormais sept breloques olympiques à son palmarès et va pouvoir se reposer après une quinzaine tokyoïte éprouvante.

Simone Biles pose avec sa médaille de bronze à l'issue de la finale de la poutre, le 3 août (KUNIHIKO MIURA / YOMIURI)

Thompson-Herah reine de la piste

Jamais une athlète n’avait réalisé le doublé 100 m-200 m lors de deux olympiades d’affilée. C’est désormais chose faite et l’auteure de cet exploit se nomme Elaine Thompson-Herah. Trois jours après avoir remporté le 100 m, la Jamaïcaine s’est imposée mardi sur le 200 m avec le deuxième chrono de l’histoire (21"53) et un matelas confortable de 28 centièmes d’avance sur la deuxième, la Namibienne Christine Mboma (21"81).

En plus de s’offrir le record de Jamaïque sur 200 m, Thompson-Herah est donc entrée dans l’histoire de l’athlétisme, avec un doublé, le même que celui qu’elle avait réalisé à Rio en 2016. Une première, donc, et des JO parfaits pour la Jamaïcaine. Sa compatriote Shelly-Ann Fraser-Pryce, double championne olympique en 2008 et 2012, ne sera pas parvenue à lui faire de l’ombre. La vraie reine de la piste, c’est bien Thompson-Herah.

Elaine Thompson célèbre son deuxième titre olympique consécutif sur 200 m, le 3 août 2021 à Tokyo. (JEWEL SAMAD / AFP)

Les demi-finales des sports collectifs se dessinent

Ça se décante dans les tournois de handball, de basket, de volley-ball et de football. En handball, la France sera opposée à l’Égypte en demi-finales tandis que l’Espagne et le Danemark s’affronteront pour un choc. Côté basket, les Bleus retrouveront dans le dernier carré la Slovénie du prodige Luka Doncic alors que les Etats-Unis ont réussi à se défaire des Espagnols mardi (95-81). Les Américains affronteront l’Australie en demies.

En volley-ball, le Brésil sera opposé au Comité olympique russe dans la première demi-finale, alors que l'Argentine jouera la France, vainqueure de la Pologne au tie-break en quarts de finale. Pour terminer, la finale tant attendue du tournoi de football aura bien lieu. Ce dernier match de la compétition réservera un choc entre l’Espagne et le Brésil. Les deux équipes ont rencontré de grandes difficultés pour se qualifier, respectivement face au Japon (1-0 a.p.) et au Mexique (0-0, 4-1 t.a.b.).

Luka Doncic, leader de l'équipe de Slovénie aux Jeux olympiques, le 3 août à Saitama (ARIS MESSINIS / AFP)

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