JO 2021 : le carton plein des Chinoises, un air de déjà-vu en lancer de poids et le sacre de Gardiner... Les cinq choses à retenir de la journée de jeudi à Tokyo

Vous avez manqué l'essentiel de ce qu'il s'est passé lors de la treizième journée des Jeux olympiques au Japon ? Petite séance de rattrapage.

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France Télévisions
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Steven Gardiner après avoir remporté la médaille d'or sur le 400 m au stade national olympique de Tokyo, le 5 août (ANDREJ ISAKOVIC / AFP)

Les équipes de France continuent de faire la part belle au sport français à Tokyo. En handball, basket et volleyball, les Bleus ont validé jeudi 5 août leur ticket pour la finale du tournoi olympique. Des performances mémorables comme la médaille d'or de Steven Da Costa en karaté. Et quand les Bleus ne faisaient pas le show, une situation inédite apparaissait lors de la finale du lancer de poids et les Chinoises étendaient leur hégémonie sur les épreuves de plongeon.

La journée des Bleus : de l'or, de l'argent et des finales

Et d'un coup, tout s'est entrechoqué. Ce jeudi, en début d'après-midi, le sport français a vécu l'un de ces moments de grâce, où tout se bouscule, pour vivre des épisodes mémorables. Ce fut d'abord la médaille d'or de Steven Da Costa, premier champion olympique de l'histoire en karaté. Puis la victoire au bout du suspense et in extremis de l'équipe de France de basket face à la Slovénie (90-89).

La médaille d'argent de Kevin Mayer suivait, lui qui égale sa performance de Rio 2016 après avoir souffert le martyre pendant deux jours de compétition. Ne restait plus qu'à ajouter une nouvelle qualification en finale, après celle du handball français dans la matinée face à l'Egypte (27-23). Les volleyeurs français s'en sont parfaitement chargés, avec une victoire nette et sans bavure face à l'Argentine (3-0).

Les volleyeurs français exultent après leur victoire en demi-finale contre les Argentins, le 5 août 2021. (YURI CORTEZ / AFP)

En lancer de poids, on prend les mêmes et on recommence

Comme un air de déjà vu... Au bord de la piste d'athlétisme du stade national olympique de Tokyo, le podium de la finale du lancer de poids était en tout point identique à celui de Rio en 2016. Seule différence entre les deux ? Les cheveux plus longs du désormais double champion olympique, Ryan Crouser. Comme au Brésil, l'Américain s'est donc imposé devant son compatriote Joe Kovacs (2e) et le Néo-Zélandais Tomas Walsh (3e).

Pour la première fois de l'histoire d'une épreuve individuelle aux Jeux olympiques, deux podiums exactement similaires (dans le même ordre) se suivent d'une édition à l'autre. Cette fois, Crouser a remporté l'épreuve avec le deuxième meilleur lancer de l'histoire (23,30 m), proche du record du monde qu'il avait établi en juin dernier (23,37 m). En comparaison, les lancers de Kovacs (22,65 m) et Walsh (22,47 m) n'ont pas fait le poids. Habitués à partager les podiums, Crouser (28 ans), Kovacs (32 ans) et Walsh (29 ans) ont encore de beaux jours devant eux. Rendez-vous à Paris en 2024 ?

Joe Kovacs, Ryan Crouser et Tomas Walsh (de gauche à droite) sur le podium après la finale du lancer de marteau, le 5 août (INA FASSBENDER / AFP)

Gardiner comme dans son jardin

Son style a de quoi décontenancer mais il a bien fait de lui un champion olympique. Steven Gardiner a remporté sa toute première médaille d'or aux Jeux olympiques en remportant la finale du 400 m. À la bagarre dans la dernière ligne droite, ses grandes foulées et son style décontracté lui ont permis de terminer premier de la course en 43"85, devant le Colombien Anthony José Zambrano (44"08) et le Grenadien Kirani James (44"19).

Les deux Michael (Cherry et Norman), sprinteurs américains engagés dans cette finale, ont terminé aux 4e et 5e places. Déjà champion du monde en 2019, ces JO de Tokyo ont achevé de sacrer Gardiner, nouveau roi du tour de piste. Avec cette breloque en or, le sprinteur rapporte aux Bahamas leur toute première médaille de ces Jeux de Tokyo.

L'athlète bahaméen a remporté la finale du 400 m en 43,85 secondes.

Le Japon manque le carton plein en skateboard...

Jusque-là, le Japon n'avait laissé aucune chance à ses adversaires en skateboard. En accueillant lors de ses propres Jeux cette nouvelle discipline olympique, le pays organisateur espérait bien réaliser un 100% qui serait resté dans les annales. Il n'en sera rien. Lors de la finale du park ce jeudi, aucun Japonais n'était représenté. Ayumu Hirano s'était en effet fait éliminer lors des séries dans la nuit et c'est l'Australien Keegan Palmer qui a décroché l'or.

Avant cela, le Japon avait fait le plein en skateboard, avec trois épreuves remportées sur trois possibles. Yuto Horigome avait ouvert le bal dimanche dernier en s'imposant sur le street, avant la médaille d'or de Momiji Nishiya le lendemain chez les femmes. Et mercredi, Sakura Yosozumi s'offrait le sacre olympique sur le park féminin. Ajoutez à cela les médailles de bronze de Funa Nakayama et d'argent de Kokona Hiraki, et vous obtenez une belle première moisson côté japonais. Mais insuffisant pour réaliser un sans-faute.

Le Japonais Ayumu Hirano s'est fait éliminer lors des séries du park en skateboard, jeudi 5 août (LOIC VENANCE / AFP)

…la Chine le fait en plongeon féminin

La Chine est désormais intouchable en plongeon féminin depuis… les Jeux olympiques de 2008. Depuis les JO d'Athènes en 2004, les plongeuses chinoises ont remporté l'intégralité des médailles d'or dans leur discipline, soit un 16 sur 16 tout simplement impressionnant. Dernière breloque en date : celle remportée par Quan Hongchan, adolescente de 14 ans, lors du plongeon de haut-vol à 10 m.

Avant elle, Shi Tingmao avait remporté l'or sur le tremplin à 3 m et les duos de plongeuses chinoises s'étaient imposés sur les épreuves de synchronisation (haut-vol à 10 m synchronisé et tremplin à 3 m synchronisé). Avec 10 médailles dont six titres olympiques, le plongeon est l'une des disciplines qui rapporte le plus de points à la Chine au tableau des médailles. La réussite d'un projet d'investissement dans ce sport qui date des années 1990.

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