JO : le judoka algérien qui avait refusé d'affronter un Israélien a été suspendu par la Fédération internationale

Fethi Nourine avait préféré se retirer du tournoi olympique pour ne pas avoir à combattre contre un adversaire israélien situé dans sa partie de tableau. Son accréditation lui a été retirée.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des juges vérifient le tatami, le 21 juillet 2021, à Tokyo (Japon). (FRANCK FIFE / AFP)

Au tapis. Le judoka algérien Fethi Nourine, qui avait déclaré forfait aux Jeux olympiques de Tokyo pour ne pas avoir à affronter un adversaire israélien, a été suspendu par la Fédération internationale de judo (IJF).

>> JO 2021 : suivez la journée de samedi en direct

Son attitude est "en totale opposition à la philosophie" de l'instance. L'IJF a "une politique stricte de non-discrimination et promeut la solidarité comme principe fondamental". Le Comité national olympique algérien a de son côté retiré l'accréditation du judoka, ainsi que celle de son entraîneur Amar Benikhlef. 

Fethi Nourine devait d'abord affronter le Soudanais Mohamed Abdalrasool lundi au premier tour, avant de combattre l'Israélien Tohar Butbul au tour suivant. Mais il avait annoncé jeudi à la télévision algérienne qu'il avait décidé de renoncer au tournoi, expliquant sa décision par son soutien à "la cause palestinienne". Fethi Nourine avait déjà pris la même décision, pour les mêmes raisons, lors des championnats du monde 2019.

Plusieurs précédents

En 2016, à Rio, le judoka égyptien Islam El Shehaby avait refusé de serrer la main de son adversaire israélien, contre qui il venait de s'incliner en huitième de finale des plus de 100 kilos. Celui qui avait également refusé d'effectuer le traditionnel salut, comme l'exige le règlement, s'était alors attiré des sifflets nourris du public.

En 2004, pour ne pas avoir à affronter un judoka israélien, l'Iranien Arash Miresmaeili, l'un des favoris pour la médaille d'or dans la catégorie des moins de 66 kilos, aurait choisi de se faire disqualifier en excédant la limite de poids permise. L'athlète avait expliquer son forfait pour raisons politiques, "en soutien au peuple palestinien", avant de se rétracter. Le mobile politique n'avait finalement pas été retenu à l'encontre du judoka iranien, mais seulement la prise de poids.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Jeux olympiques de Tokyo 2021

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.