Un incubateur pour athlètes-entrepreneurs

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Cécilia Berder, vice-championne olympique d’escrime à Tokyo nous fait entrer chaque semaine dans le monde olympique et paralympique.

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Radio France
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Les athlètes porteurs de projets durables et soucieux d'avoir un impact positif pour la société. 27 nouveaux athlètes sélectionnés pour la deuxième saison de cet incubateur. (Illustration) (TWITTER)

En route vers Paris 2024 met en lumière un incubateur pour des athlètes-entrepreneurs. C'est d'ailleurs la deuxième saison de cet incubateur, créé par Paris 2024 et l'AFD, agence française du développement.

26 nouveaux athlètes ont été sélectionnés pour cette deuxième année. Ils sont tous animés par l’ambition d’avoir un impact positif sur la société. Ces 26 néo-entrepreneurs ont été choisis parmi une centaine de candidats par un jury de représentants de l’AFD et de Paris 2024.

La basketteuse française Diandra Tchatchouang en action sous le panier, pendant le match France-Japon, aux JO de Tokyo 2020. La médaillée de bronze veut ouvrir un orphelinat à Bafoussam, au Cameroun pour 60 enfants avec une section basket. (ARIS MESSINIS / POOL / AFP)

10 projets se développeront en France, 16 en Afrique. Pour les profils : il y aura 15 femmes, 11 hommes âgés entre 22 et 59 ans, dans 15 sports différents. Certains sont toujours en activité et d'autres en reconversion.

Il y a par exemple le projet de Diandra Tchatchouang, basketeuse française et médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo 2020, qui souhaite ouvrir un orphelinat à Bafoussam, au Cameroun pour 60 enfants, et y créer une section sportive basket.

Le projet de la handballeuse Manon Houette consiste à sensibiliser les jeunes au cycle menstruel et à lutter contre la précarité menstruelle, avec l'installation de distributeurs de protections hygiéniques bio au sein de chaque gymnase, dans les écoles et les entreprises.

À retrouver : l'ensemble des projets des athlètes.

Ces athlètes de la deuxième saison pourront s'appuyer sur de beaux exemples car, lors de la première promotion de l'incubateur, 100% des projets ont franchi un cap.

10 sont en phase de création administrative, juridique ou comptable et les 16 autres ont commencé leur activité. 12 emplois ont déjà été créés dans le cadre de cette première promotion.

L'incubateur, ça sert à quoi ?

À entendre les athlètes6entrepreneurs de cette promotion ; l'incubateur représente un déclic, un accélérateur, une émulation entre les athlètes, une dynamique de groupe.

On peut y voir aussi une véritable source d'inspiration avec des intervenants extérieurs, aux parcours atypiques. Pendant huit mois, de mars à novembre 2022, les athlètes vont bénéficier d’un accompagnement sur mesure, avec beaucoup d'ateliers collectifs, des séances de mentorat et de nombreuses rencontres avec des professionnels.

Car oui, la force de l'exemple permet dans le monde du sport, et aussi dans le monde de l'entrepreneuriat, de gravir des montagnes.

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