L'ancien handballeur Jérôme Fernandez : JO de Pékin en 2008, "La Marseillaise a scellé un lien à vie entre tous ceux qui l'ont vécue"

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Tous les samedis de l'été, des champions du sport français viennent dévoiler leur vision de la Marseillaise à travers leur parcours, leurs carrières, leurs souvenirs et anecdotes.

Article rédigé par
Yann Bouchery - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Jérôme Fernandez le 10 août 2008 aux JO de Pékin. La France a battu le Brésil 34 à 26. Il sera victime d'une fracture de la main droite  le jeudi 14 août 2008 lors de la victoire contre la Croatie.
 (SAEED KHAN / AFP)

Aujourd'hui Yann Bouchery reçoit l'ancien handballeur Jérôme Fernandez, double champion olympique, à Pékin en 2008, et Londres en 2012, quatre fois champion du monde, capitaine emblématique des "Experts", comme on appelait les Bleus à l'époque. Il a porté le maillot tricolore à 390 reprises, et reste le meilleur buteur de l'histoire de la sélection avec 1463 réalisations. Il est aujourd'hui entraîneur et consultant en entreprise.

En équipe de France à 20 ans

Originaire de Cenon juste à côté de Bordeaux, Jérôme Fernandez naît dans une famille de handballeurs. Très tôt, il écume les terrains d'Aquitaine où ses parents l'emmènent régulièrement. Il connaît une ascension fulgurante à 20 ans en 1997, lorsque trois mois après son transfert de Bordeaux à Toulouse, il est appelé pour la première fois en équipe de France, il se retrouve à côté de ses idoles pour chanter la Marseillaise et ne se sent pas tout à fait légitime.


Il apprendra vite, champion du Monde en 2001 en France, il va devenir champion olympique à Pékin en 2008, une première pour le handball tricolore qui va changer de dimension, un souvenir inoubliable pour lui, victime d'une fracture du bras en début de compétition, il est autorisé à rester, et surtout à monter sur le podium pour avoir sa médaille, après de longues palabres. La Marseillaise qui a suivi porte le sceau de la solidarité, "elle a scellé un lien à vie entre tous ceux qui l'ont vécue" se souvient-il avec émotion. 

400 sélections et autant de "Marseillaise"

Avec près de 400 sélections, il est l'un de ceux qui a certainement entendu le plus "La Marseillaise" dans le champ sportif, et il concède que chanter l'hymne national correctement relève parfois de l'exploit, les joueurs, la musique et le public sont rarement synchrones, ce qui débouche de temps à autres sur une drôle de cacophonie, mais rien heureusement qui empêche de se mettre en condition pour affronter l'adversaire.

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