JO 2021 : les 10 moments forts à ne pas rater pendant les Jeux de Tokyo

Parmi les épreuves organisées tout au long des deux semaines de compétition, petit florilège de ce qu'il ne faudra manquer sous aucun prétexte.

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Clarisse Agbegnenou, après sa victoire contre Andreja Leski, en finale des championnats du monde de judon le 9 juin 2021 à Budapest. (YANNICK VERHOEVEN / ORANGE PICTURES / AFP)

Cette fois, ça y est, tout est prêt ! Les Jeux olympiques s'installent à Tokyo du 23 juillet au 8 août et, pendant deux semaines, les téléspectateurs que nous sommes auront l'embarras du choix pour concocter un programme de sport sur mesure. La rédaction de franceinfo: sport se propose tout de même de vous aiguiller, subjectivement, sur les principaux temps forts de cette quinzaine.

Une cérémonie d'ouverture unique dans l'histoire des Jeux

Toujours actif dans l'archipel, le Covid-19 a volé aux Jeux de Tokyo leur moment le plus festif : la cérémonie d'ouverture. Après de longs atermoiements, celle-ci se déroulera finalement à huis clos, état d'urgence oblige. Plusieurs officiels étrangers seront cependant présents dans le stade olympique, dont le président de la République, Emmanuel Macron, et Jill Biden, la femme du président américain Joe Biden.

Les 206 délégations défileront donc dans une ambiance loin des fêtes de Rio en 2016 et de Londres en 2012. La cérémonie d'ouverture sera également historique côté français. Pour la première fois, deux athlètes porteront ensemble le drapeau tricolore. La judokate Clarisse Agbegnenou et le gymnaste Samir Aït-Said conduiront la délégation bleue. Autre moment fort : le tour de piste des 29 athlètes de l'équipe olympique des réfugiés

>> à suivre le 23 juillet à partir de 13 heures sur France 2 et france.tv

Basket : les Bleus pour un nouvel exploit contre les Etats-Unis

En septembre 2019, les basketteurs de l'Oncle Sam étaient rentrés du Mondial organisé en Chine avec un sacré mal de crâne. Battue par l'équipe de France dès les quarts de finale, Team USA a terminé à une piteuse septième place. Deux ans plus tard, les États-Unis sont revanchards et comme un symbole, ils lancent leur aventure olympique par un match de poules face à leur bourreau et ont enregistré le renfort de plusieurs superstars NBA, Kevin Durant et Damian Lillard en tête.

Mais les Bleus peuvent aussi compter sur leurs forces vives (Gobert, Fournier, De Colo...) pour enfin retrouver un podium olympique qui les fuit depuis Sydney, en 2000. Le premier match devrait donner le ton de leurs ambitions, avant un choc crucial face à la République tchèque, décisif pour la qualification en quarts de finale. Un stade où les hommes de Vincent Collet ont buté lors des deux derniers tournois olympiques.

>> France-Etats-Unis : dimanche 25 juillet, à 14h30

Rudy Gobert lors du match de préparation aux JO de Tokyo contre l'Espagne, le 10 juillet 2021. (YOAN VALAT / EPA / MAXPPP)

VTT : la France peut viser le carton plein

Prenez les "rankings" (classements) mondiaux de l'Union cycliste internationale (UCI) en VTT, chez les hommes comme chez les femmes. Maintenant, jetez un œil à la composition de l'équipe de France sur ces Jeux olympiques. Côté masculin, Jordan Sarrou (3e) et Victor Koretzky (5e) sont dans le top 5 mondial, tandis que Loana Lecomte (1re) et Pauline Ferrand-Prévôt (2e) mènent la danse chez les femmes. Avec une telle équipe, difficile de ne pas nourrir des espoirs de médailles.

Loana Lecomte, championne du monde espoirs, partage la tête d'affiche avec "PFP", championne du monde en titre et revancharde après deux JO sans médaille. Victor Koretzky et le champion du monde Jordan Sarrou rêvent d'or olympique. Mais il faudra se méfier du vainqueur de Rio, Nino Schurter, et d'un petit nouveau : Mathieu van der Poel, étincelant sur le dernier Tour de France avant de le quitter prématurément en vue de l'épreuve olympique de VTT.

>> course hommes : lundi 26 juillet, à 8 heures
>> course femmes : mardi 27 juillet, à 8 heures

Judo : Riner et Agbegnenou pour l'histoire

"Le plus grand défi de [sa] carrière". Voilà ce qui attend Teddy Riner à Tokyo. À 32 ans, le décuple champion du monde des plus de 100 kilos arrive au Japon avec l'étiquette d'archi-favori accrochée sur le front. Le natif de Pointe-à-Pitre ne rêve que d'un troisième titre olympique consécutif, au pays du judo, pour entrer encore un peu plus dans le panthéon du sport français.

Du côté de la porte-drapeau de l'équipe de France olympique, Clarisse Agbegnenou, l'objectif est tout autre mais tout aussi historique : quintuple championne du monde des moins de 63 kilos, la Rennaise veut devenir championne olympique après l'argent glané à Rio. Une nouvelle étape pour l'une des judokates les plus titrées de l'histoire.

>> - 63 kilos femmes : mardi 27 juillet à partir de 4 heures puis 11 heures (demi-finales et finale)
>> + 100 kilos hommes : vendredi 30 juillet, à partir de 4 heures puis de 11 heures (demi-finales et finale)

Gymnastique : pour s'émerveiller devant la reine Simone Biles

Retour en arrière, en 2016 à Rio. Simone Biles (19 ans) réalise l'exploit de remporter quatre titres (concours général individuel, par équipes, sol, saut de cheval) pour sa première aux Jeux et bluffe le monde entier. La naissance d'un phénomène qui devient vite l'une des sportives les plus célèbres du globe. 

Cinq ans plus tard, la reine Simone est de retour à Tokyo. Derrière elle l'année sabbatique après les Jeux brésiliens. Mis de côté, aussi, Larry Nassar et le scandale des abus sexuels dans la fédération américaine de gymnastique. À 24 ans, Biles entend bien prolonger encore un peu sa suprématie. N'en déplaise à sa compatriote Sunisa Lee, 18 ans, la seule à avoir l'avoir dominée dans un concours général depuis 2013, lors des sélections américaines fin juin.

>> concours général femmes : jeudi 29 juillet, à partir de 12h50

JO 2016 : portrait de Simone Biles, une gymnaste hors du commun
FRANCE 2

100 mètres (athlétisme) : Bolt cherche un successeur, Fraser-Pryce pour la légende

C'est l'épreuve-reine en athlétisme, la mythique ligne droite, celle qui affole les compteurs et nous coupe le souffle pendant une dizaine de secondes. Chez les hommes, le moment est venu de trouver un successeur au roi Usain Bolt, triple champion olympique et médaillé d'or à Rio en 2016. À Tokyo, les regards seront braqués sur l'Américain Trayvon Bromell (26 ans), meilleur performeur mondial de l'année (9''77) et favori depuis la suspension du champion du monde Christian Coleman, pour manquements à ses obligations de localisation antidopage.

Chez les femmes, Shelly-Ann Fraser-Pryce (34 ans), double championne olympique du 100m en 2008 et 2012, veut récupérer son titre après le bronze obtenu à Rio. La Jamaïcaine a signé le deuxième meilleur chrono de l'histoire (10''63) le 5 juin. Quatre ans après avoir donné naissance à son premier enfant, "Mommy Rocket" s'avance en grandissime favorite. L'une de ses plus sérieuses rivales, l'Américaine Sha'Carri Richardson, sera absente après un contrôle positif à la marijuana

>> finale du 100 mètres femmes : samedi 31 juillet, à 12 heures
>> finale du 100 mètres hommes : dimanche 1er août, à 12 heures

Shelly-Ann Fraser-Pryce après son succès sur 100 mètres lors du meeting de Doha, le 28 mai 2021. (KARIM JAAFAR / AFP)

50 mètres nage libre : Manaudou et Dressel ont rendez-vous

Une autre passe d'armes très attendue aura lieu dans les bassins. Superstar de la natation américaine, Caeleb Dressel entend bien affoler le chrono sur le 50 m nage libre face à Florent Manaudou et pourrait se rapprocher du record du monde de Cesar Cielo (20''91, en décembre 2009 et en combinaison). Le natif de Floride (24 ans), 13 fois titrés aux Mondiaux, veut marquer ces Jeux de son empreinte et marcher dans les traces de son compatriote Michael Phelps (23 titres olympiques).

En lice également sur le 100 m nage libre et le 100 m papillon, l'Américain tentera de terminer sa moisson le 1er août sur la ligne droite. Face à lui, Manaudou n'aura pas la faveur des pronostics mais voudra probablement rappeler que son titre en 2012 à Londres et sa médaille d'argent à Rio en 2016 plaident en sa faveur lors des grands rendez-vous.

>> finale du 50 mètres nage libre : dimanche 1er août, à 3h30

Caeleb Dressel et Florent Manaudou lors de la finale du 50 mètres nage libre de l'International Swimming League (ISL) à Las Vegas, le 21 décembre 2019. (MARK RALSTON / AFP)

Décathlon (athlétisme) : Mayer, l'or ou rien

Intitule de digresser, Kevin Mayer est probablement la meilleure chance de médaille tricolore en athlétisme cet été. Et c'est peu dire qu'il a ce graal olympique dans le viseur. Si, à Rio, il avait dû s'incliner face à Ashton Eaton en accrochant la deuxième place, le Français a pris une toute autre dimension depuis la retraite sportive de l'Américain. Aujourd'hui, c'est lui qui règne sur le monde du décathlon, avec le champion du monde en titre Niklas Kaul.

Recordman du monde de la discipline depuis septembre 2018 avec un total de 9 126 points et champion d'Europe en salle de l'heptathlon début mars, Mayer semble encore avoir un peu de marge pour améliorer sa marque et, surtout, entrer dans l'histoire. Jamais un athlète français n'a été sacré champion olympique du décathlon depuis l'apparition officielle de la discipline en 1912.

>> première journée d'épreuves : le 4 août, à partir de 2 heures puis de 11h30
>> deuxième journée d'épreuves : le 5 août à partir de 2 heures puis de 12h15

Kevin Mayer brandit le drapeau tricolore le 7 mars 2021 à Torun (Pologne) après son sacre en heptathlon aux championnats d'Europe d'athlétisme. (ANDREJ ISAKOVIC / AFP)

Saut à la perche : entre Duplantis, Lavillenie et Kendricks, la guerre des étoiles

Le concours de saut à la perche n'a probablement jamais présenté un plateau aussi relevé aux JO. Avec le recordman du monde Armand Duplantis (6,18m en salle, 6,15m en plein air), le double champion du monde en titre Sam Kendricks et le champion olympique 2012 Renaud Lavillenie, les planètes semblent alignées pour assister à une finale d'anthologie.

Mais petit hic d'avant-compétition, "Air Lavillenie" s'est blessé à la cheville début juillet lors du meeting de Sotteville-Lès-Rouen, ce qui pourrait l'handicaper. "Le paradoxe, à la perche, c'est qu'on s'en sort parfois mieux quand on n'est pas à 100% parce qu'on est plus à l'écoute de soi-même, on est plus sur le côté technique. Ce n'est pas la première fois que j'arrive sur un championnat sans être à 100%", a tenté de rassurer le Français au micro de RMC.

>> finale du concours de saut à la perche : jeudi 5 août, à partir de 12h20

50 kilomètres marche : dernière sortie olympique pour Diniz et ses adversaires

C'est un monument du sport français qui s'apprête à raccrocher. À 43 ans, Yohann Diniz vit ses derniers Jeux à Tokyo. Sa discipline, le 50 kilomètres marche, va tirer sa révérence olympique à l'issue de cette édition japonaise. L'occasion de vibrer une dernière fois avec le recordman du monde (3h32'33'') qui nous a transporté dans un torrent d'émotions à chacune de ses sorties.

Contraint à l'abandon à Pékin en 2008, disqualifié pour un ravitaillement hors zone en 2012 à Londres et courageux à l'extrême pour gratter une 8e place alors que son corps le lâchait à Rio en 2016, le Rémois veut boucler la boucle de la plus belle des manières à Sapporo. Le tout en véhiculant toujours les mêmes valeurs : le goût de l'effort et du dépassement de soi. Forcément un moment à ne pas louper.

>> 50 kilomètres marche : jeudi 5 août, à partir de 22h30

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