Jeux olympiques de Paris 2024 : un attentat "d'inspiration islamiste" visant une épreuve des JO déjoué à Saint-Etienne, annonce le ministère de l'Intérieur

"Un ressortissant tchétchène de 18 ans" a été interpellé à Saint-Etienne (Loire) le 22 mai, précise le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié vendredi.
Article rédigé par franceinfo
France Télévisions
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Des responsables de la sécurité inspectent le toit du stade Geoffroy-Guichard, à Saint-Etienne (Loire), le 17 septembre 2023. (OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP)

Une première inquiétante concernant les Jeux de Paris. Un projet d'attentat "d'inspiration islamiste" qui visait les épreuves de football des Jeux olympiques de Paris a été déjoué à Saint-Etienne (Loire) par les services de renseignement, a fait savoir vendredi 31 mai le ministère de l'Intérieur. Il s'agit "du premier attentat déjoué contre les Jeux olympiques et paralympiques de Paris", affirme, vendredi 31 mai, Gérald Darmanin. 

"Un ressortissant tchétchène de 18 ans, soupçonné de vouloir commettre un attentat d'inspiration islamiste", a été interpellé mercredi dans la ville, à l'occasion des épreuves de football qui se dérouleront au stade Geoffroy-Guichard, a précisé le ministère de l'Intérieur. Le jeune homme interpellé a été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste et placé en détention dimanche, a fait savoir le parquet national antiterroriste (Pnat). Il était "inconnu des services", des forces de l'ordre, et n'était "pas fiché S", a précisé une source proche de l'enquête à France Télévisions. 

"Rien ne laissait penser" que le suspect était "radicalisé"

"Par ses supports informatiques et par les perquisitions que nous avons effectuées, nous avons pu constituer le fait que cette personne voulait passer à l'acte", a précisé Gérald Darmanin. "Nous avons interpellé deux personnes, cette personne et son frère qui était mineur et nous avons pu écarter la responsabilité du frère mineur qui n'est pas incarcéré et n'a pas été mis en examen" et "à ma connaissance, il n'y a pas d'autres interpellations dans cette affaire", selon le ministre de l'Intérieur qui précise que c'est "le 50e attentat que nous déjouons depuis 2017".

Le Pnat a ajouté qu'il est reproché au suspect "d'avoir, au nom de l'idéologie jihadiste [du groupe] Etat islamique, envisagé de commettre une action violente, notamment en ciblant des rassemblements de supporters en marge d'événements sportifs devant se tenir à Saint-Etienne pendant les Jeux olympiques".

Pour Didier Rendu, secrétaire général adjoint du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure CFDT, la tentative de passage à l'acte déjoué était une "forme de jihadisme low cost", beaucoup plus difficile à repérer. "Face à ce type de jihadisme, il ne faut pas que la réponse sécuritaire soit low-cost", a-t-il exhorté au micro de franceinfo, se disant "attentif aux coupes réalisées dans le budget de la police nationale". A l'approche des Jeux de Paris, "les moyens sont mis absolument partout", et pas seulement en Île-de-France ou sur Paris, a-t-il souligné.

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