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Info franceinfo Comité national olympique : le parquet de Paris ouvre une enquête après les plaintes croisées de la présidente et de son ancien bras droit

Le différend qui oppose la présidente du CNOSF, Brigitte Henriques, et son ancien secrétaire général Didier Seminet est désormais dans les mains de la justice.
Article rédigé par franceinfo - Sophie Neumayer
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Publié
Temps de lecture : 1 min
Brigitte Henriques, présidente du Comité national olympique, en 2021, à la maison du sport français. (GADOFFRE ALAIN / KMSP / AFP)

La justice s'intéresse de près aux coulisses du Comité olympique français (CNOSF). Le parquet de Paris a décidé d'ouvrir une enquête après les plaintes croisées de sa présidente et de son ancien secrétaire général, a appris franceinfo vendredi 31 mars.

Brigitte Henriques, la patronne du CNOSF avait déposé plainte, en septembre dernier, pour harcèlement au travail. Elle accusait son ancien bras droit, Didier Seminet, de "comportement toxique" à son encontre. Celui-ci avait répliqué en déposant début novembre une plainte pour dénonciation calomnieuse, prise illégale d'intérêt et abus de confiance. Il estimait alors avoir vécu "un véritable lynchage médiatique".

Un audit demandé au CIO

Le CNOSF est en proie à une crise profonde depuis plus d'un an, à cause de ce conflit entre la présidente et son ancien bras droit, démis de ses fonctions le 12 septembre. De son côté, Brigitte Henriques avait été mise en retrait pour deux mois, fin 2022. Elle avait également remboursé quelque 4 000 euros de frais, avant de reprendre ses fonctions, mi-décembre.

Mardi, alors que le Comité olympique français célébrait ses 50 ans, l'institution n'était toujours pas en mesure d'afficher l'unité. Sa présidente a annoncé avoir demandé au Comité international olympique (CIO) de réaliser un audit pour tenter de "mettre un terme" à la cabale dont elle s'estime victime.

C'est à la justice maintenant d'enquêter et de se prononcer sur ce conflit qui gangrène l'institution, à 16 mois des JO de Paris 2024. Les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP).

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