Japon : un jean à 1300 euros

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Présenté parMarie Drucker

Diffusé le 23/08/2014Durée : 00h40

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M.Drucker: A l'origine une tenue de travail, le jean est devenu, au fil des siècles, l'accessoire indispensable le plus porté au monde. Toutes les marques proposent désormais cet indémodable. Il faut aller au Japon pour trouver le plus cher.

Kojima, près de Kyoto, a 2 spécialités: les kimonos a l'ancienne, élégants mais peu pratiques, et les jeans, plus pratiques et à peine moins élégants. Un point commun entre ces 2 spécialités locales: le prix. Kojima s'enorgueillit de fabriquer les jeans les plus chers du monde. D'abord, en raison de la technique de peinture à base d'indigo naturel cultivé sur place.

Voilà des feuilles d'indigotier japonais. Une fois séchées, pour obtenir l'indigo, on va les composter et les faire macérer grâce à une solution alcaline à base de cendres de bois, comme celles-ci.

Les fibres de coton venu du Zimbabwe sont trempées et retrempées dans ces ballons d'indigo.

Pour obtenir une couleur intense, il faut être patient et renouveler l'opération une trentaine de fois. Entre le vert clair et le bleu profond, on peut mettre en lumière une infinité de nuances.

Le 2e secret de Kojima, c'est le tissage sur des machines anciennes américaines ou japonaises, semblables aux machines utilisées pour faire les tissus denim, de la ville de Nîmes, dans le Gard, qui ont servi à faire les jeans, à l'origine.

L'industrie du textile les a quasiment abandonnées. Si elles peuvent vous sembler désuetes, ces machines de 50 ans fonctionnent lentement. Elles permettent ainsi de travailler un fil épais, d'assurer une bonne qualité de sensation du tissu, mettant ainsi en valeur toutes les nuances sur les 3 dimensions des fils. Ce n'est plus possible avec les machines modernes.

Pour le plus haut de gamme, on va même jusqu'à tisser le tissu à la main, 1 m par jour. Evidemment, cela donne des jeans très beaux, très souples, très doux Près de 1300 euros à la sortie de l'usine. A ce prix, on n'a pas intérêt à donner un coup de ciseaux malencontreux.

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