Invitées : Françoise Fabian et Rachida Brakni, "Sonate d'automne"

a revoir

Présenté parElise Lucet

Diffusé le 20/12/2013Durée : 00h48

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Elles ont toutes les deux un regard qu'on n'oublie pas, un caractère bien trempé et une grande sensibilité qui font d'elles des actrices à part. Elles étaient faites pour se rencontrer. Elles jouent sur scène un monument signé Ingmar Bergman. Voici maintenant les invitées des Cinq Dernières Minutes: Françoise Fabian et Rachida Brakni. Bonjour et merci d'être avec nous pour la première adaptation de "Sonate d'automne", le magnifique film d'Ingmar Bergman sur scène. C'est au théâtre de l'Oeuvre. Françoise, c'est vous qui avez eu envie d'adapter ce film au théâtre.

Françoise Fabian : Oui, car c'est une pièce de théatre en huis-clos. On a évité tous les flashbacks. Je me suis battue pour avoir cette pièce. C'est si riche, sit fort, quo'n peut jouer ça au théâtre. J'étais sûre qu'on pouvait faire quelque chose de très beau.

Elise Lucet : Rachida, elle vous en avait parlé d'ailleurs de ce désir lorsque vous avez tourné un film ensemble il y a trois ans.

Rachida Brakni : ca fait 3 ans qu'on se connaît et elel m'en a parlé très vite. Quand elle parlait du personnage on sentait qu'elle était touchée. J'étais folle de joie quand elle me l'a proposé. On partage la scène avec une actrice unique. On touche à un sujet tellement universel.

Elise Lucet: Racontez-nous l'histoire pour ceux qui n'ont pas vu le film.

Françoise Fabian : C'est plus que ça, c'est aussi un conflit de femmes. C'est aussi le combat des femmes. C'est un face-à-face mère-fille parfois très violent, une mère pianiste virtuose, grande artiste, qui a négligé sa fille.

Françoise Fabian : Cette femme voyage beaucoup, elle était mariée avec un architecte. Elle était mue par la passion de la musique, elle a été une grande actrice. Je me mets à la place de cette femme, actrice et mere à la fois. J'ai cru avoir fait tout bien et puis ça dérape. Arrive ensuite le temps des On vous fait toujours des reproches, quoi que vous fassiez. Si on chouchoute son enfant, on ne sait jamais comment l'enfant va réagir. Elise Lucet : On regarde un extrait.

Rachida Brakni : Elle ne sont pas vuies pendant près de 7 ans.

C'est pour changer. Leonardo ne me supportait plus avec tous mes cheveux gris. Mais en dehors de ça, depuis toutes ces années, je n'ai pas beaucoup changé, tu ne trouves pas ? J'ai acheté ce costume à Zurich pour le voyage. Je l'ai vu en vitrine, je suis entrée, je l'ai essayé, il m'allait comme un gant. Il ne coûtait presque rien. Tu trouves pas qu'il est bien.

Oui Maman, il est très bien.

Il faut que je défasse mes valises. Tu ne veux pas m'aider a les porter dans ma chambre ? Comment est le matelas ? Tu sais que je ne peux dormir que sur un lit bien dur.

Oui, je sais, nous avons même mis une planche sous ton matelas.

Ah ! Merveilleux.

Mais qu'est-ce qu'il y a ? Tu pleures ? Tu as du chagrin ? J'ai dit quelque chose qu'il ne fallait pas dire.

Je pleure car je suis heureuse que tu sois là.

Ah ! Ah ! Embrassons-nous fort comme quand t'étais petite! Elise Lucet: Il y a une forte complicité de comédiennes entre vous.

Rachida Brakni : François et moi, il y a un effet de miroir. On aime et on deteste les même choses. on dit parfois les mêms choses au mémé moment. c'est important pour jouer une pièce comme celle-là. Durant cette nuit il va se dire des choses monstrueuses. Elise Lucet : ça rit beaucoup aussi.

Françoise Fabian : Mon personnage est totalement baroque. Elle est insouciante, ette vit toujours à l'hôtel. Elle a des amants, elle aime manger et boire. Et tout d'un coup elle est avec ce couple très conformiste. Ce n'est pas une bourgeoise, elle n'est pas conventionnelle.

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