Invitée : Cécilia Attias, "Une envie de vérité"

a revoir

Présenté parLaurent Delahousse

Diffusé le 13/10/2013Durée : 00h30

L'invitée de ce dimanche soir. Elle fut toujours à ces côtés durant son ascension vers le plus haut sommet de l'Etat, jusqu'au jour où elle décida de partir. Un divorce à l'Elysée. Un chapitre de la politique qui avait à l'époque marque les esprits. Ensuite ce fut une autre histoire. Le silence et la discrétion jusqu'à la sortie de ce livre: "Une envie de vérité". Alors pourquoi maintenant? Bonsoir Cécilia Attias. Merci d'être avec nous. Vous venez d'entendre ces jeunes de nationalités différentes apporter leur regard sur la France. Je lisais que vous lisiez qu'il était temps qu'elle se réveille.

Laurent Delahousse : vous pensez encore que la france est endormie? Vous qui vivez désormais à New York, comment percevez-vous la France.

Cecilia Attias : Quand je les entends, ils sont reflet de ce que l'on pense tous. Ils disent quelles sont les particularités de la France. La France doit se réveiller.

Laurent Delahousse: elle dort depuis combien de temps.

Cecilia Attias : C'est un long processus et ce n'est pas un an. Je sais où vous voulez m'emmener mais je n'irai pas. La France ne doit pas seulement être un pays que l'on visite. Elle doit compter sur la carte du monde.

Laurent Delahousse: pourquoi ce livre aujourd'hui ? Et pourquoi ce titre Il y a eu trop de mensonges vous concernant.

Cecilia Attias : Ce n'est pas un livre règlement de compte. J'écris depuis longtemps, cela restait dans les tiroirs. C'était le bon moment pour écrire et publier.

Laurent Delahousse : avec un titre qui s'appelel "une envie de vérité", il y a eu des mensonges.

Cécilia Attias : Oui il y a eu des mensonges.

Cécilia Attias : Quand on dit des choses de vous qui sont fausses, On a envie de raconter son histoire. J'espère que les gens découvriront beaucoup de choses.

Laurent Delahousse : Si ce livre arrive c'est que les réactions sont plus apaisées avec N Sarkozy? Vous l'avez envoyé à Nicolas Sarkozy.

Cécilia Attias : Elles ont toujours été apaisées. Nicolas Sarkozy a lu ce livre et m'a souhaité bonne chance.

Laurent Delahousse : Est-ce que pour autant votre vérité est la vérité ? La première phrase du livre se veut limpide : "je suis une personne simple qui a eu une vie compliquée" Une femme simple ? Mais, me semble-t-il, vous êtes la femme qui n'a jamais choisi la simplicité.

Cecilia Attias : C'est une qualité d'être ambitieux. J'ai toujours dit à mes enfants d'être les meilleurs de leur classe.

Laurent Delahousse : ce sont des hommes de talent qui vous ont séduite.

Cécilia Attias : Oui, les gens de talent me séduisent.

Retour sur cette trace romanesque que vous avez laissée dans notre histoire politique, avec celui qui était devenu président de la République. Vous serez en quelque sorte sa première défaite avant l'heure.

Un simple prénom, Cécilia, et on l'identifie. Une simple image et voilà revenu le souvenir de cette arrivée inédite d'une famille recomposée sur le tapis rouge de l'Elysee. Une simple musique, celle de son arrière-grand-père, le compositeur Albeniz choisi ce jour-là par Nicolas Sarkozy. Pour elle, il y a du romanesque chez cette femme-là.

C'est la première des premières dames qui a su dire non.

Avant de dire non, Cécilia Sarkozy a longtemps dit "Il faut compter avec moi". Derrière des images d'une famille au pouvoir, à la Kennedy, on découvrait une femme plus qu'influente auprès de son mari.

Elle va être furieuse, tu la vois jeudi matin.

Celui d'après, le 19.

Non, on n'est pas là.

Une femme qui a voulu être libre. Elle avait choisi Nicolas Sarkozy quitte a briser son mariage avec Jacques Martin. Elle choisira Richard Attias, quitte a ne pas entrer dans le rôle de l'épouse resignee qui se sacrifie pour la carrière de son mari.

La vérité est très simple : comme des millions de familles, la mienne a connu des difficultés.

Elle ne sera restée femme de président que quelques mois. Ce n'était pas son rêve.

C'est un job d'adjointe, qui n'a pas de poste, il n'en existe pas. Cécilia, très fine, l'avait compris.

Citoyenne de New York, Cécilia Attias dit aujourd'hui qu'il faudrait inventer un statut de première dame. Ce n'est pas le moindre paradoxe de cette femme aux relations apaisees, dit-elle, avec son ex-mari.

Laurent Delhousse: il y a des contradictions avec ce que vous dites dans votre livre, vous disiez déjà que l'Elysée vous rasez.

Cecilia Attias : Ça a été un peu caricature et sorti du contexte. Il n'y a pas de statut de première dame. On veut qu'elles bougent et on les critique si elle le font. Il faut encadrer ce statut. Si une épouse d'élu veut s'investir, il faut les aider. Il faut qu'elles aient le choix de le faire ou non.

Laurent Delahousse : Le 16 mai 2007, vous vous souvenez des images de cette famille recomposée à l'Elysée, quand vous les revoyez, que ressentez-vous.

Cécilia Attias : De la fierté, c'était énormément de travail pour arriver la. C'est une chose qui se mérite mais ce n'est pas une finalité. Etre chef de l'Etat, pour mon ex mari, ce n'était que le début. Ce tapis fait partie du faste de la Reppublique, il faut le respecter.

Laurent Delahousse : Sarkozy dira que le jour de son élection fut le plus beau jour de sa vie et le pire.

Cécilia Attias : Il parlait aussi du poids de la fonction. Le jour de la passation ,j'étais là.

Laurent Delahousse: il était impossible de voter pour vous ce jour-là.

Cécilia Attias : Je suis venue. On vote pour un homme pas pour un couple. vous avez trouvé la clé.

Cecilia Attias : La réponse est en soi, je suis croyante, j'avais besoin de prier. Les solutions, on les a en soi.

LAurent Delahousse : Une question d'actualité: vous avez inventé un "styule" de couple quand vous voyez Manuel Valls qui communique avec son épouse, avez-vous envie de lui dire attention.

Cécilia Attias : Le mot transparence peut être dangeureux. Il faut savoir garder de la distance. Le jour où il n'y a plus de distance, il n'y a plus de respect. On peut s'y briser les ailes.

LD: Vous êtes-vous sentie grisée par le pouvoir.

Cécilia Attias : Non, pas du tout. La politique, le pouvoir, c'est lourd. Ce n'est pas grisant mais il ne fait pas tout dévoiler.

Laurent Delahousse : elle change les hommes la politique? elel a change sarkozy.

LD: Vous avez évoque que les hommes de l'ombre à la fin de son quinquennat ont eu une influence Ça veut dire que c'était un homme sous influence.

Cécilia Attias : Non, la droitisation fait peur.

LAurent delahousse: Sarkozy a été tenté par un mauvais chemin, trop à droite.

Cécilia Attias : Je ne juge pas sa politique, ce n'est pas mon propos.

LD : on repart à Brignoles Revenons maintenant a la principale information de cette soirée. La victoire du candidat du FN dans la cantonale partielle de Brignoles. On va retrouver Isabelle Staes. Laurent Lopez est entouré de militants FN Le front national "ni de gauche ni de droite "ou "on est chez nous" sont les slogans. Laurent Lopez l'a emporté face a la candidate UMP Je vous propose d'écouter la 1re réaction de Laurent Lopez.

Il suffit de se promener dans les rues de Brignoles ou des villes du canton pour voir à quel point les gens sont désespérés. Ils ont été abusés par l'UMP et le PS. Ça fait 40 ans qu'on leur fait des promesses, mais ça fait 40 ans que le niveau de vie dégringole, que l'insécurité progresse. Les gens sont à bout. Ils voient une alternative dans le Front national, et a mon modeste niveau d'élu cantonal, j'espère essayer leur redonner un espoir, une envie.

LD; vous aimez toujours la politique ? Quand on voit ces résultatsz on ressent quoi.

Cécilia Attias : Quand on aime son pays, on aime la politique. Quand je vois ça, j'ai peur.

LD : POurquoi la France écoute le FN selon vous.

Cécilia Attias : parce qu'elle a peur, elle est inquiète. Cette crise dure depuis longtemps mais il faut maintenant dire aux Français qu'il faut se retrousser les manches.

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