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Invité : Bernard Lavilliers : "Baron Samedi", nouvel album

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France Télévisions

Il n'a jamais cessé de voyager, de HaTti au Brésil, de Manille à Florange. Au gré des rencontres, de ses combats, il a écrit, composé et voici qu'il en est à son 20e album. "Baron Samedi" est rempli de poésie, de souffrance mais aussi d'espoir. Avant d'en parler, retour sur sa carrière.

A6.

A 67 ans, Bernard Lavilliers reste un éternel voyageur. Son dernier album, le 20e de sa carrière, est né d'un séjour en HaTti. Dans ce pays meurtri par le tremblement de terre de 2010, entre espoir et chagrin, il a trouvé matière à écrire. De sa Loire natale à Rio de Janeiro, des Etats-Unis à la Jamaïque, voilà 40 ans que le Stéphanois est sur la route. Sa poésie en bandoulière.

Sa mère, institutrice, l'a initié à l'art de Baudelaire dès son plus jeune âge. Avec son père ouvrier, il a découvert les luttes syndicales.

Ses modèles: Nelson Mandela, Léo Ferré ou encore les sidérurgistes lorrains, comme ces ouvriers de Florange qu'il toujours soutenus.

Fidèle à ses engagements, il chante le pot de terre contre le pot de fer et les mots de cet ancien boxeur ont toujours la force d'un coup de poing.

L. Delahousse : Bonsoir Bernard Lavilliers, merci de nous rendre visite. Qu'est-ce que vous avez ressenti quand vous avez vu ce reportage sur ces anciens syndicalistes qui votent aujourd'hui Front national.

B. Lavilliers : C'est le désarroi complet. Quand on te disait avant "si tu restes dans les clous. Va à l'usine, tu pourras vivre une vie digne". C'est la dignité qui est.

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