Les enchères des fréquences de la 5G en France auront lieu entre le 20 et 30 septembre

Une deuxième phase d'enchères aura lieu ensuite, en octobre ou en novembre, avant le lancement de cette technologie qui doit supplanter l'actuelle 4G.

Un téléphone Samsung qui dispose de la 5G, le 6 juin 2019, à Shanghai (Chine).
Un téléphone Samsung qui dispose de la 5G, le 6 juin 2019, à Shanghai (Chine). (LU LIANG / AFP)

Elles avaient été reportées en raison de la pandémie de Covid-19. Les enchères des fréquences de la téléphonie mobile 5G en France auront lieu entre le 20 et le 30 septembre, a annoncé, jeudi 11 juin, l'Autorité de régulation des communications électroniques (Arcep). Ce régulateur du secteur assure que le passage à la 5G entraînera un bond technologique, permettant notamment d'obtenir un bien meilleur débit en téléphonie mobile.

Une fois les autorisations délivrées, après une dernière phase d'enchères pour le positionnement des fréquences en octobre ou en novembre, les opérateurs pourront très vite lancer un standard censé révolutionner les usages du quotidien. "Compte tenu de ce qu'on a entendu, il est tout à fait vraisemblable que certains opérateurs souhaitent lancer la 5G d'ici la fin de l'année", a confirmé le président de l'Arcep, Sébastien Soriano, dans une visioconférence avec des journalistes.

"Un déploiement progressif"

"Cette enchère va permettre à ceux qui le souhaitent de lancer la 5G, mais elle va laisser la possibilité à ceux qui ne souhaitent pas lancer rapidement la 5G de ne pas la lancer", a expliqué Sébastien Soriano. En contrepartie de ce cahier des charges plus souple sur la 5G, l'Arcep renforce les obligations des opérateurs concernant la 4. Elle impose "la généralisation de l'accès à la 4G+", une version plus puissante que l'actuelle, qui devra couvrir 75% des sites fin 2022.

"Le déploiement de la 5G sera progressif", a ajouté me président de l'Arcep pour rassurer les associations et des citoyens inquiets des potentiels effets néfastes de la 5G sur la santé et l'environnement, une "préoccupation légitime". Le Conseil d'Etat et le tribunal de grande instance de Paris, saisis, doivent se prononcer sur le principe de précaution.

Bouygues Telecom, qui réclamait un report supplémentaire de quelques mois, n'a pas été entendu. "Il n'y a absolument aucun souci", a néanmoins réagi jeudi soir sur franceinfo Didier Casas, le directeur général adjoint de Bouygues Telecom. "Nous chercherons à acheter du spectre pour offrir de la 5G à des clients", assure-t-il.