L'Assemblée nationale vote l'interdiction du portable en milieu scolaire

La mesure a été qualifiée de "simple opération de communication" par l'opposition.

Un portable est utilisé en cours, le 22 juin 2017, à Berlin (Allemagne).
Un portable est utilisé en cours, le 22 juin 2017, à Berlin (Allemagne). (JENS KALAENE / ZB)

Le gouvernement y voit "un signal à la société". L'Assemblée nationale a voté, jeudi 7 juin, une proposition de loi LREM visant à une "interdiction effective" des téléphones portables pour les élèves des écoles et collèges à la rentrée prochaine.

Le texte, adopté à main levée en première lecture, a obtenu les voix des élus de la majorité LREM et MoDem, ainsi que de l'UDI-Agir, mais tous les autres groupes ont dénoncé une proposition "inutile" voire une "tartufferie" (LR), qui revient à une "simple opération de communication".

Interdit aussi dans la cour

"On a du mal à voir l’intérêt d’une nouvelle réécriture législative, hormis que l’on sait que c’était une promesse du candidat Emmanuel Macron et donc qu’il fallait la mettre en musique, avait commenté, un peu plus tôt, le secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale. Il nous semblait que l’écriture de l’article précédent du Code de l’éducation nous permettait déjà de régler la situation ou réduire de manière notable l’utilisation du portable au collège."

En classe, il y aura peu de changement : le téléphone est, et restera, interdit, sauf désormais pour un usage pédagogique. En revanche, le périmètre de la cour de récréation est concerné. A l'heure actuelle, c'est au chef d'établissement de décider s'il y interdit le téléphone. Demain, celui-ci y sera banni par défaut et ce sera au responsable de l'établissement de décider s’il l'y autorise.